En Acadie, le Canadien de Montréal jouit d’une très forte popularité. Bien évidemment, on connaît tous des collègues de travail, des amis de la famille ou des beaux-frères qui les détestent au plus profond de leurs tripes. Bon nombre d’entre eux éprouvent beaucoup de sympathie pour les Bruins de Boston, alors que les autres préfèrent prendre pour l’équipe qui a la meilleure chance de remporter la Coupe Stanley en autant que ça ne soit pas le Canadien.
Si l’on fait abstraction de « ces ennemis jurés », il n’est pas faux de prétendre que la Sainte Flanelle a la cote d’amour en Acadie. Cette mise au point étant faite, on est en droit de se demander ce qui se passe réellement avec les hommes de Guy Carbonneau.
La défaite gênante contre les Maple Leafs de Toronto (5 à 2) samedi soir, le 7 février, est une autre tuile qui vient jeter ombrage aux célébrations du 100e anniversaire.
Ça va bien sur le plan des cérémonies…
À Montréal, on le sait tous, on est passé maître dans l’art d’organiser des cérémonies. On a eu l’occasion de le constater à maintes reprises depuis le début de la saison. Ce n’est pas compliqué, à chaque fois que l’on retire un chandail de l’un de nos illustres joueurs, on a l’impression que la Planète entière s’arrête pour un instant, tellement le moment est
« gros» et « historique ».
Seule l’assermentation de Barack Obama aura réussi à éclipser les cérémonies du Canadien en 2009. Je blague, bien sûr, mais pas tellement dans le fond. Si les grandes fêtes au Centre Bell se déroulent au quart de tour, on ne peut en dire autant sur la patinoire, vous en conviendrez.
Même que depuis que nous avons digéré la dinde du Jour de l’An, on n’a pas eu la chance de se mettre beaucoup de choses sous la dent. Ce n’est pas beau à voir, mes amis, mais alors pas du tout! Mais que se passe-t-il au juste?
Une analyse rapide
À l’attaque, aussi bien commencer par la filière russe : Markov : tantôt bon, tantôt moyen. Un sérieux manque de constance, mais il demeure notre meilleur pointeur.
Les deux frères K : Andréi pourrait devenir notre compteur de 40 buts tellement il est fort et possède un lourd lancer. Le problème, c’est qu’il joue un match sur quatre.
Sergei : il a une belle vision du jeu et exécute de superbes passes. Mais il souffre du même mal que son frère; il peut disparaître pendant deux semaines.
Kovalev : le joueur le plus populaire de l’équipe, et je me demande encore pourquoi. Individualiste, mauvaise attitude à l’endroit de ses coéquipiers, ce gars-là est en grande partie responsable des déboires de l’équipe. J’y reviendrai à son sujet dans un autre blogue.
En coulisse, on nous rapporte que la filière russe aime bien la vodka, les femmes et les boîtes de nuit huppées de Montréal. Je veux bien, mais y a-t-il quelqu’un qui puisse dire à nos valeureux Russes que s’ils sont archimillionnaires aujourd’hui, c’est parce qu’ils sont des joueurs de hockey avant tout et que le volet social devrait passer au deuxième rang. Ne serait-ce que par respect pour l’organisation qui les paient grassement et les partisans.
Les autres attaquants maintenant : Lang : il a livré la marchandise en tenant compte de son potentiel et sa blessure est venue compliquer la vie à Carbonneau.
Higgins : est capable du meilleur comme du pire et plus souvent le pire. Il a été blessé, c’est vrai, mais ça n’explique pas tout.
Plekanec : il travaille fort, mais il travaille mal. Il a beaucoup trop de temps de glace pour ce qu’il peut donner. Tous les partisans ont remarqué que son petit gabarit ne faisait pas le poids lors des dernières séries éliminatoires. On croyait bien que Bob Gainey l’avait vu aussi.
Koivu : On ne pourra jamais lui reprocher sa grande détermination. Sa blessure a fait mal à l’équipe. Ce n’est peut-être pas le plus grand capitaine, mais au moins il prêche par l’exemple. Ce gars-là se porterait mieux sans avoir Kovalev dans ses pattes.
Tanguay : Avant sa blessure, il avait ralenti après un départ canon. Mais pour revenir dans le droit chemin, le club a vraiment besoin de lui en santé.
Laraque : Disons que ce n’est pas lui qui devait charrier l’équipe, mais on s’attendait sûrement à le voir plus souvent dans la formation. Il est de retour : il faudra voir si son dos va tenir le coup. Mais en attendant, j’ai l’impression que Gainey s’est fait passer un beau sapin (on lui a troqué un joueur avec un sérieux vice-caché).
Pour les autres : Lapierre, Latendresse, Kostopoulos, Agostini, Pacioretty et Bégin n’ont pas grand-chose à se reprocher. Soir après soir, on peut compter sur eux.
À la défense, une note de passage à Komisarek et Hamrlik tandis que Brisebois et Bouillon se sont bien tirés d’affaire. Quant à O’Byrne, il faudra attendre, mais c’est loin d’être convaincant dans son cas. Finalement, la plus belle surprise est Josh Gorges. C’est dire à quel point notre défensive est précaire en ce moment.
Devant le but, Carey Price a encore de grosses croûtes à manger avant d’être considéré comme un gardien dominant dans la ligue. Bien qu’il puisse exécuter des arrêts miraculeux, il a la fâcheuse habitude d’accorder un ou deux mauvais buts par match. Si Price ne retrouve pas ses moyens, le Canadien est vraiment dans le trouble.
Est-ce que cette équipe peut encore rebondir et aller loin dans les séries? Probablement, mais il va falloir tout un électro-choc pour secouer cette équipe, et Bob Gainey devra bouger et rapidement pour ajouter du poids à l’attaque et à la défensive.
À bien y penser, le présent périple ne pouvait mieux tomber pour le Canadien. (Calgary -Edmonton - Colorado - Vancouver - Washington et Pittsburgh). On va voir ce que les joueurs ont réellement dans le ventre.
Photo : Archives (PC)









Étonnamment, dans tout ce «drame» qui entoure les contre-performances du Canadien, personne ne se demande si ce n'est pas finalement la vraie équipe du CH que nous apercevons depuis quelques temps. La saison 2007-2008 a faussé les données et l'esprit de bien des partisans. Soyons honnêtes, le championnat d'Association était une grande surprise pour une équipe plutôt moyenne en attaque à cinq contre cinq, moyenne en défense avec seulement deux bons arrières et questionnable devant les filets. Combien de matchs le Canadien a-t-il remporté, l'an dernier, uniquement grâce aux succès de son avantage numérique? Ou parce qu'il bénéficiait d'un calendrier avantageux puisque l'adversaire s'amenait régulièrement contre le CH après avoir joué la veille?
Le Canadien est une équipe de septième ou huitième place, sans plus. Arrêtons de voir en lui une formation championne.
Réal Fradette
Effectivement, c'est une chose que certain journaliste amenait l'an passé. L'avantage numérique n'était pas 10e 5e, elle était première! On se rappelle la critique envers l'équipe lorsqu'elle évoluait à 5 contre 5. Si l'attaque à 5 fonctionne cette année, on ne parle pas des troubles défensif de la troupe de Carboneau. Personnellement, je crois que le canadiens a une bonne base de bon jeune joueur. Cependant, le problème est dans l'exemple que donne les vétérans aux jeunes. Alors, le fait que de nombreux joueurs seront agents libre sera peut-être bénéfique...mais pour l'an prochain, car je crois que de grosse décision seront prises cet été et qu'il aura de nombreux départ chez l'équipe.
En espérant un bon match vendredi...
En espérant que la réunion d'équipe après le match de lundi à porter fruit!
Bon match pour ce soir!
Prédiction : 4-1 Mtl, la défensive devrait en principe être plus ressérée (enfin...je l'espère)