En route vers le Super Bowl
Par Bertin Couturier
La plus grande manifestation sportive annuelle en Amérique du Nord et diffusée dans un grand nombre de pays sur la planète aura lieu le dimanche 1er février.
Il s’agit bien sûr de la 43e classique du Super Bowl, la grand-messe du football américain. Elle mettra aux prises deux équipes que personne n’avait vues venir lorsque la saison s’est amorcée en septembre.
Les Steelers de Pittsburgh, menés par une défensive exceptionnelle, la meilleure au pays, et les Cardinals de l’Arizona, dirigés de main de maître par le bon vieux Kurt Warner et un receveur de premier plan en la personne de Larry Fitzgerald, feront les frais de cette grande finale.
Pour une ligue professionnelle, il est toujours rafraîchissant d’accueillir des équipes surprises au dernier match de l’année. C’est un stimulant pour les concessions qui ne sont, qu’à un ou deux joueurs près d’aspirer aux grands honneurs. La présence d’une équipe comme Arizona en particulier est pour le moins étonnante. En lever de rideau, les « connaisseurs » avaient déjà envoyé les Cowboys de Dallas à Tampa Bay au lieu des Giants de New York. Dans la Ligue américaine, les Chargers de San Diego et les Patriotes de la Nouvelle-Angleterre figuraient parmi les grands favoris. Bien, toutes ces formations de premier plan se sont éclipsées en cours de route. C’est ce qu’on appelle… la parité.
Qui l’emportera?
Il serait peut-être plus juste de poser la question autrement. Est-ce que les Cards de l’Arizona ont une chance réelle de gagner le Super Bowl?
Absolument! Un match de football se joue entre les lignes blanches et tout peut survenir durant une rencontre. Blessure à un joueur clé, retour d’un botté de dégagement d’un bout à l’autre du terrain, interception, échappée à la porte des buts par le demi offensif, pénalités à profusion; bref, ce sont des revirements qui peuvent changer l’allure d’un match.
Mais il apparaît évident que les Cards auront besoin de l’une de ces bouées de sauvetage s’ils veulent devenir champions du monde. Il ne fait aucun doute que la tâche qui attend les hommes de l’entraîneur Ken Whisenhunt sera colossale tellement la défensive des Steelers de Pittsburgh est dominante, violente par moment, et impitoyable depuis le début des séries.
Si le défi est de taille pour les Cards, ça ne signifie pas pour autant qu’il est impossible à relever. Dans ce cas, comment peut-on s’y prendre pour causer LA surprise de l’année? D’abord, les joueurs de la ligne offensive qui ont la responsabilité de protéger Kurt Warner devront jouer le match de leur vie.
Ils devront être en mesure d’arrêter les charges à répétition des foudroyants joueurs défensifs des Steelers qui sont reconnus comme de véritables guerriers. Ils devront être capables de pousser le blitz vers l’extérieur pour permettre à Warner de demeurer dans sa poche protectrice. Celui-ci est nettement moins efficace lorsqu’il doit sauver sa peau et courir à gauche et à droite.
De plus, pour avoir du succès, les Cards devront laisser le temps nécessaire à Warner de repérer ses trois magnifiques receveurs de passes en Larry Fitzgerald, Anquan Boldin et Steve Breaston qui ont tous gagné 1000 verges et plus dans les airs cette année.
Il faut courir aussi…
Enfin, la ligne offensive devra réussir à créer des brèches dans le mur défensif des Steelers pour permettre au porteur de ballon, Edgerrin James, d’aller chercher des verges au sol. Si James est incapable de courir avec le ballon, Warner deviendra alors trop prévisible et passera son temps à lancer le ballon. À ce jeu-là, il va se brûler. Les secondeurs et les demis défensifs de Pittsburgh sont passés maîtres dans l’art d’intercepter le ballon.
Il y a un maraudeur en particulier du nom de Troy Polamalu qui n’est pas piqué des vers. Rarement a-t-on vu un joueur dominer son sport à sa position comme Polamalu l’a fait en finale de conférence contre les Ravens de Baltimore.
Ça en fait beaucoup sur les épaules de la ligne offensive des Cards. Quant à la défensive, elle devra blitzer, blitzer et encore blitzer pour déranger le plan de match du quart-arrière des Steelers, le gros Ben Roethlisberger. Mais encore faut-il que le blitz se rende jusqu’au quart-arrière. Si la ligne défensive des Cards est incapable d’y parvenir, la tertiaire va en avoir plein les bras avec les receveurs de passes Hines Ward, Santonio Holmes et compagnie. Sans oublier qu’il y a aussi Willie Parker dans le champ arrière des Steelers qui pourrait faire très mal.
Prédiction
Grosso modo, voilà l’énorme défi qui attend les joueurs des Cards de l’Arizona. Vont-ils réussir? Mon cœur aimerait bien répondre oui, (à cause de Kurt Warner) mais ma tête va dans le sens contraire. Prédiction : les Steelers gagneront par une dizaine de points.
Souhaitons-nous au moins, amateurs de football, que nous resterons rivés sur le bout de notre siège jusqu’au 4e quart. Trop souvent dans le passé, le Super Bowl était terminé après la première demie.
Et vous, internautes, quelle est votre prédiction pour ce match?
À la télévision…
C’est le réseau américain NBC qui a obtenu les droits de télédiffusion du 43e Super Bowl à Tampa Bay. Le botté d’envoi est prévu à 19 h. À compter de midi, NBC commencera sa couverture médiatique. Si vous voulez connaître tous les détails et plus de cette rencontre, restez branchés à ce réseau.
TSN aura son émission spéciale « Countdown » à compter de 11h mais ne diffuse pas le match.
Quant à RDS, il commencera son émission d’avant-match à compter de 18 h 30 puisque le Canadien sera en action en après-midi contre les Bruins de Boston. Comme toujours, sûrement le meilleur duo descripteur-analyste à RDS, Denis Casavant et Pierre Vercheval assureront la description du match.









j aii lu tes 2 blogue et je l ai trouver tres bon et tres interessant. j ai hate de lire le blogue sur KOVALEV parce que je sais que tu le menageras pas. bravo et j espere que tu vas pouvoir en faire au moin 1 par semaine. seul point negatif de ton blogue ses ta prediction de dix points sur le match de football.
Je ne comprends pas grand chose au football, alors je ne peux pas trop commenter ton blogue. Mais tout ce que je peux dire, c'est que tu écris très bien mon papa, je suis fière de toi! :)