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Les électeurs américains à l'heure du choix
Mise à jour le lundi 08 septembre 2008
DURYEA, PENNSYLVANIE - À moins de deux mois du scrutin, le processus de désignation du prochain président des États-Unis semble se résumer à une simple question: Barack Obama saura-t-il se faire accepter par ces millions d'Américains désenchantés, tout à fait disposés à éjecter les républicains de la Maison-Blanche s'ils disposent d'une alternative alliant sécurité et compétence?Bien qu'absent de cette course, le président sortant, George W. Bush, est omniprésent dans la campagne. Alors qu'il atteint des records d'impopularité, il est systématiquement lié par les démocrates au candidat républicain John McCain afin, c'est de bonne guerre, qu'ils ne paraissent faire qu'une seule et même personne. "John McCain a des idées qui sont identiques à celles de George Bush", a encore souligné Obama cette semaine dans l'Ohio, rappelant que le candidat républicain avait presque toujours soutenu les positions présidentielles au Sénat, notamment sur la guerre en Irak.Sur cette question, qui lui a permis d'écarter Hillary Clinton au stade des primaires, "il a eu tort et j'ai eu raison", a-t-il martelé, jeudi, en Pennsylvanie. Le camp Obama entend ainsi transformer le scrutin du 4 novembre en un référendum pour ou contre la présidence Bush, tout en assimilant le camp républicain dans son ensemble à l'actuel au chef de la Maison-Blanche. Le message aux électeurs est dès lors le suivant: tenez-vous prêts à congédier le président en exercice et reconnaissez que le challenger est acceptable. Si ce message parle aux consciences, le président en place - ou le candidat de son parti, dans le cas présent - a de fortes chances de perdre. Handicapé par un Bush très impopulaire et une tendance logique à vouloir faire payer tout le camp républicain pour le bilan de l'administration sortante, John McCain doit trouver une parade. Il s'efforce pour cela de garder ses distances avec le président sans s'aliéner la base républicaine, n'hésitant pas à avouer dans un spot télévisé que "nous sommes dans une situation pire qu'il y a quatre ans". (AP)
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