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Layton, le candidat du changement
Mise à jour le lundi 08 septembre 2008
Par: LA PRESSE CANADIENNE
GATINEAU - Ce n'est pas un hasard si le discours prononcé hier par le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, rappelait ceux du candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine, Barack Obama.M. Layton s'est présenté, hier, comme le candidat du changement, dans un contexte de rejet de la droite par les électeurs, tant aux États-Unis qu'au Canada. Lointain troisième dans les sondages d'opinion publique, le NPD espère tirer parti du "vent de changement qui souffle au sud de la frontière". Plusieurs Canadiens ont capté cet espoir "d'une meilleure Amérique du Nord, d'un monde meilleur", a dit M. Layton devant des partisans enthousiastes réunis sur la pelouse du Musée de la civilisation à Gatineau, de l'autre côté de la rivière des Outaouais, face au Parlement.À la différence des scrutins précédents, où le NPD reconnaissait qu'il ne pouvait rivaliser avec les deux plus importants partis, le Parti conservateur et le Parti libéral, cette fois M. Layton assure qu'il est sérieusement candidat au poste de premier ministre. Au cours des campagnes électorales de 2004 et 2005-06, M. Layton avait demandé aux électeurs d'accorder à son parti la balance du pouvoir dans un Parlement minoritaire. Mais les néo-démocrates martèlent le message qu'ils se considèrent maintenant comme des concurrents sérieux. Avec 29 sièges à la Chambre des communes et des appuis éparpillés à travers le pays, l'hypothèse que le NPD puisse prétendre faire concurrence aux deux principaux partis n'est pas nécessairement prise au sérieux. Ce qui n'empêche pas les néo-démocrates d'être optimistes. De récents sondages demandant aux Canadiens qui ferait un bon premier ministre placent M. Layton deuxième derrière M. Harper, nettement en avance sur le leader libéral Stéphane Dion. Au cours de la campagne, les néo-démocrates espèrent profiter de la perception selon laquelle M. Dion est un leader faible et présenter leur chef comme un leader solide - le parfait contraire de M. Harper. Hier, M. Layton a accusé conservateurs et libéraux de ne pas avoir aidé les Canadiens aux prises avec le chômage, les dettes et les problèmes de santé.
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