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Les aînés francophones se réuniront à Kedgwick
Mise à jour le samedi 06 septembre 2008
KEDGWICK - L'Association acadienne et francophone des aînées et aînés du Nouveau-Brunswick (AAFAANB) tiendra son deuxième congrès à Kedgwick les 19 et 20 septembre, au club de l'âge d'or.L'AAFAANB convie ses 6000 membres à participer à ces activités. Le premier congrès a eu lieu l'an passé à Bas-Caraquet, où 250 personnes s'étaient donné rendez-vous. Le congrès est l'occasion pour les aînés de participer à une panoplie de conférences qui traiteront de la thérapie du rire avec Guy Martin, comment vivre sa retraite avec sérénité présentée par Valois Robichaud, l'estime de soi avec Louis Léger et le mieux-être avec le docteur Antoine Moutier.De plus, Gilles Arseneau en profitera pour informer les participants à propos des premiers Jeux des Aînés de l'Acadie, qui se tiendront au début mois de juin 2009, à Tracadie-Sheila. La campagne électorale fédérale, qui est sur le point d'être lancée, est une occasion pour les aînés de se faire entendre face aux élus fédéraux. Les grands enjeux de notre époque qui soulèvent les inquiétudes des aînés de l'AAFAANB sont la place des aînés dans la société, le logement, la santé et l'éducation. "Dans un contexte d'élections fédérales à venir, et à la suite des décisions inquiétantes du gouvernement provincial qui ébranlent des dossiers comme ceux de la santé, de l'éducation ou du logement, il est important pour nous de resserrer nos rangs et de préciser nos points de vue face à tous ces enjeux", a dit le président par intérim de l'AAFAANB, Roland Gallant. "Les aînés occuperont une place plus large dans la population. On a un rôle à jouer dans la société. Ce sont des gens qui pourront apporter une contribution et elle devra être reconnue par les gouvernements, mais je ne suis pas sûr qu'elle l'est actuellement", a-t-il ajouté. L'autre grand débat est la place de la culture acadienne. M. Gallant croit que les jeunes ne réalisent pas le danger qui guette le fait francophone dans une société minoritaire. "Nous avons une crainte pour les générations à venir. Les jeunes ne sont pas aussi combatifs qu'on pouvait l'être, malgré qu'il y ait certains revirements chez certains d'entre eux. S'il n'y a pas quelque chose de fait pour transmettre cette fierté de la culture et de la langue acadienne, il n'y a aucune garantie qu'on parlera encore en français au Nouveau-Brunswick", a dit Roland Gallant. Le 2e congrès sera aussi l'occasion pour l'AAFAANB de tenir son assemblée générale annuelle et la remise du prix Willie-Lirette décerné à une personne qui a contribué à l'avancement des aînés.
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