|
Exploration Puma retarde le démarrage de sa production
Mise à jour le samedi 06 septembre 2008
Par: Seymour, Béatrice
|
|
|
Photo : L’Acadie Nouvelle, Béatrice Seymour.
|
NICHOLAS-DENYS - La baisse du prix du zinc force Exploration Puma à retarder le démarrage de la production de minerai à Nicholas-Denys. Elle se concentre donc davantage sur ses travaux de forage.C’est ce qu’il a été possible d’apprendre dans le cadre de la 33e convention de la section néo-brunswickoise, de l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole, qui a réuni une cinquantaine de personnes à Beresford. Différents intervenants ont fait la mise à jour des activités minières au Nouveau-Brunswick, qui ont généré des revenus de plus de 1,6 milliard $ l’an passé. Une grande partie de cette somme est attribuable aux opérations de la mine Brunswick, près de Bathurst.Dans la même veine, 32 millions $ ont été injectés pour la découverte de gisements au N.-B. "L’économie de la province a depuis longtemps été tributaire des ressources. En dépit des hauts et des bas de l’économie, l’exploitation minière s’est illustrée immanquablement comme une industrie déterminante pour le succès de l’économie de notre province", a déclaré Donald Arseneault, le ministre des Ressources naturelles du N.-B. L’industrie est, bien entendu, dépendante du prix des métaux, qui fluctue de manière cyclique. Exploration Puma, qui prévoyait en 2007 commencer l’exploitation de sa lentille à Nicholas-Denys, près de Nigadoo, cette année, remet son projet à une date ultérieure pour principalement deux raisons, dont le prix du zinc. "Nous étions censés être en exploitation en 2008, mais nous avons trouvé de nouvelles lentilles. Donc, si nous mettons en exploitation une lentille alors qu’il y en a d’autres autour, ça peut nuire aux activités futures. Au début, nous prévoyions une mine qui traiterait 200 tonnes de minerai par jour, mais maintenant, nous pensons plus à 2000 tonnes", a expliqué Marcel Robillard, géologue en chef d’Exploration Puma. "Il y a aussi le fait que les prix des métaux ont beaucoup baissé depuis un an. Le zinc qui était auparavant à 1,20 $ est à 75 cents donc quand nous faisons nos évaluations économiques, c’est la moitié des revenus. Nous aimons autant explorer, trouver de nouvelles zones et lorsque les prix vont remonter, nous partirons quelque chose de plus grande envergure", a poursuivi M. Robillard. L’exploration d’uranium était aussi à l’agenda de la convention. Sujet sensible pour beaucoup de citoyens dans le sud de la province, particulièrement à Moncton et Fredericton. Pour apaiser les esprits, le gouvernement provincial a récemment émis des règlements entourant la prospection d’uranium. "C’est une bonne chose toutes ces mesures. Ça affecte moins nos terres et rend plus sécuritaire l’exploration d’uranium. Mais dans un autre temps, certaines compagnies (minières) ne veulent plus continuer à prospecter dans la province, d’un point de vue logistique et financier", a partagé Malcolm McLeod, du ministère des Ressources naturelles. Ces compagnies craignent que l’opposition suscitée ne leur fasse de la mauvaise publicité et qu’elles ne puissent jamais être opérationnelles malgré tout l’argent investi dans la prospection, en raison de toute la controverse entourant ce dossier.
|