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Des écoles albertaines à l’accent acadien
Mise à jour le samedi 06 septembre 2008
Par: Ébacher, Jessica
DIEPPE - Il n’y a pas que sur les chantiers pétroliers de Forth McMurray en Alberta que la présence néo-brunswickoise se fait sentir. Dans les écoles aussi. Autant du côté des enseignants que chez les élèves.Le directeur de l’école Boréale de Fort McMurray, Mike Theriault, est lui-même originaire de Rivière-Verte, près d’Edmundston. Son épouse, Sonia Theriault, originaire d’Edmundston, enseigne dans le même établissement. Sur la centaine d’élèves qui fréquentent la petite école, environ le cinquième provient du Nouveau-Brunwick, au dire du directeur. Ils sont surtout de la Péninsule acadienne et du sud-est du Nouveau-Brunswick. Quelques-uns sont du Nord-Ouest.De plus en plus de travailleurs néo-brunswickois se tournent vers Fort McMurray pour gagner leur pain. Puisque les compagnies offrent maintenant à leurs employés des vols pour retourner chez eux de façon régulière, leur famille est davantage portée à rester dans son patelin. Ces deux tendances font en sorte que le nombre de petits Acadiens en sol albertain est plutôt stable. "On est toujours alentour de 100 parce qu’on en a autant qui arrivent ou qui partent. Donc, l’école ne grossit pas énormément", a également souligné M. Theriault. L’an dernier seulement, 18 sont arrivés et 22 autres sont repartis. Ce qui fait un roulement considérable. Chez les enseignants, la situation est semblable. Sur les 15 professeurs, 5 sont du Nouveau-Brunswick cette année. La composition des élèves est très multiculturelle, a fait remarquer le directeur. Ils sont de l’Afrique, de la France et de la Russie. Et les Franco-Albertains eux, sont moins nombreux que ceux du Nouveau-Brunswick et du Québec. "Même si on est juste un petit nombre, si tu rentres dans l’école, tu peux voir qu’on a des gens qui viennent d’un peu partout dans le monde. C’est rare qu’on parle d’accent, parce que tout le monde en a un ici", a-t-il mentionné. Selon le directeur général du Conseil scolaire Centre-Nord (l’équivalent des districts scolaires), Henri Lemire, les enfants néo-brunswickois sont surtout à Red Deer et à Forth McMurray. "À (l’école de) Forth McMurray, il y a des années que presque tout le personnel vient du Nouveau-Brunswick", a-t-il ajouté. Pour la première fois depuis quelques années, l’augmentation des inscriptions totales au Conseil est beaucoup moins forte, soit d’environ 3 %. Le prix des loyers et le coût des maisons ne seraient pas étrangers à la situation. La hausse varie en moyenne entre 7 et 8 % annuellement. Il y a deux ans, elle avait toutefois grimpé à 21 %. La directrice générale du Conseil scolaire Nord-Ouest, Dolorès Nolette, accueille aussi des jeunes du Nouveau-Brunswick, mais seulement quelques-uns. Deux ou trois familles par école. C’est que le territoire que couvre le conseil se trouve loin des grandes villes, donc pas nécessairement les premiers choix des migrants. Sur la cinquantaine d’enseignants, un peu plus de 10 % sont du Nouveau-Brunswick. En bref... L’Association francophone Fort McMurray, dont les bureaux sont installés dans l’école, embauche aussi des Néo-Brunswickois. Trois sur un total de cinq employés au sein de l’équipe. L’organisme donne un coup de pouce aux nouveaux arrivants et organise des activités. Selon le directeur d’école, Mike Theriault, elle améliore la condition de vie dans la communauté, car il y a de plus en plus de services en français dans la ville, quoique ceux-ci demeurent rares. Le grand roulement de personnel, qui se fait aussi sentir dans ce secteur, n’aide pas la cause...
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