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Babylone A.D. (Babylon A.D.)
Mise à jour le samedi 06 septembre 2008
Par: Desmeules, Sabin
Il y a beaucoup de Français au générique de ce Babylon A.D. (à commencer par l'héroïne, Mélanie Thierry), réalisé d'ailleurs par un Frenchy, Mathieu Kassovitz.Gérard Depardieu y est méconnaissable, autant dans le jeu que dans la transformation physique. Charlotte Rampling et Lambert Wilson, qu'on a vieillis pour leur rôle respectif, offrent des prestations fortes qui ressortent bien dans cet univers "bédéesque". Et la jeune actrice qui donne la réplique à Vin Diesel est charismatique. Mais est-ce suffisant pour en faire un bon film? Eh bien non! En fait, tous les éléments étaient là pour qu'il en résulte un intéressant mélange de genre. Le livre dont il est tiré, en tout cas, avait beaucoup de potentiel. Surtout avec un réalisateur aussi talentueux que Kassovitz, à qui l'on doit La haine.Sauf que le producteur s'en est mêlé, préférant que le cinéaste éclipse les aspects plus substantiels de l'histoire, laissant place à une suite de scènes explosives. Résultat: le metteur en scène renie son propre long-métrage. On s'y retrouve dans un avenir rapproché, alors que c'est l'anarchie un peu partout. La Russie est en pleine guerre et l'intégrisme menace. Dans ce futur chaotique, un vétéran devenu mercenaire, Hugo Cornelius Toorop (le musclé et impassible Vin Diesel), accepte d'aller cueillir dans un couvent de Mongolie une jeune fille et de la ramener dans un camp de réfugiés en Russie. De là, sans en connaître la raison, tel un livreur avec son colis, il doit l'escorter jusqu'au Canada, puis l'amener à son ultime destination, à New York. La jeune fille se prénomme Aurora (Mélanie Thierry) et elle est accompagnée de soeur Rebeka (Michelle Yeoh), une religieuse capable de se défendre. Et voilà qu'au cours du périple, l'aventurier découvre que celle qu'il est chargé de protéger possède en elle un virus capable de détruire la race humaine. Et seul un médecin de New York (Joel Kirby) peut la soigner. Ce personnage de jeune fille vierge nommée Aurora qui a des pouvoirs se veut un pa-rallèle peu subtil avec la Marie de l'histoire sainte. Cela aurait pu être une piste intéressante. Sauf que... Tous les aspects forts du scénario, qui auraient gagné à être développés, ont été, au contraire, simplifiés. Cela, encore une fois, au profit de l'action. Ce qui avait le potentiel pour être comparé à Blade Runner s'avère être une pâle copie de Terminator empruntant des éléments à Agnes of God. Heureusement, le film ne s'éternise pas. Et il nous permet de nous promener en Mongolie, en Russie et à New York. Puis de voir des acteurs de talent se surpas-ser (je ne parle pas, bien sûr que non, de Vin Diesel qui, lui, est égal à lui-même). * 1/2 sabindesmeules@videotron.ca
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