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Quatre mois avant de retrouver sa demeure
Mise à jour le lundi 15 septembre 2008
BAKER BROOK - Quatre mois après que sa résidence a été inondée par la crue printanière du 30 avril, Gertrude Albert, de Baker Brook, retourne enfin dans sa maison.Depuis les inondations, Mme Albert et son conjoint ont habité dans une roulotte installée à quelques pieds de leur propriété endommagée, sur la rue Baker. Elle leur a été prêtée par leur fille. Mme Albert dit avoir reçu une compensation financière de 40 000 $ pour des dommages évalués à 60 000 $. Elle a porté sa cause en appel une première fois et entend le faire à nouveau."Nous avions reçu, au départ, un dédommagement de 33 000 $. Nous avons demandé une révision et nous avons obtenu 7000 $ de plus. Il faut être persistant", a-t-elle expliqué. Mme Albert a fait remarquer que la différence entre la valeur des dommages et la compensation obtenue, environ 20 000 $, est énorme. "Nous avons emprunté pour financer les travaux. Nous n'avons pas le choix de demander une autre révision", a-t-elle dit. La propriété de Mme Albert a aussi subi les foudres de Dame Nature et de la rivière Baker Brook par le passé, mais pas de l'ampleur du 30 avril. "Nous demeurons près d'une rivière et nous savons qu'il y a un risque. À l'été 2005, l'eau est venue sur le bord de la maison, lors de fortes pluies. Mais on ne s'attendait jamais à une inondation pareille", a dit celle qui est greffière pour le Village de Baker Brook. Le sous-sol de sa propriété a été inondé. Il y avait plus de un pied d'eau au premier plancher, du jamais-vu, selon elle. "S'il n'y avait eu que de l'eau dans le sous-sol, nous ne serions pas sortis de la maison", a-t-elle laissé entendre. L'isolation et le système électrique, au sous-sol, ont été endommagés. Le plancher a dû être refait à l'étage principal, tout comme les murs brisés par la présence de l'eau. Mme Albert espère que la fonte des neiges se fera plus en douce, le printemps prochain et dans les années à venir. "On ne veut plus revivre un cauchemar du genre. Nous venons de passer quatre mois dans une roulotte. Nous avions les installations les plus importantes, mais ce n'est pas comme vivre dans notre maison", a lancé celle qui n'avait pratiquement jamais fait de camping par le passé. À Edmundston, deux dames sont toujours logées dans un établissement, parce qu'elles n'ont pu retourner dans leur demeure. Elles ont préféré ne pas discuter de leur dossier avec le journal. - GD
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