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L’exode des enseignants, un problème bien réel
Mise à jour le vendredi 29 août 2008
Par: Richard, Bruno
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Photo : L’Acadie Nouvelle, archives.
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RICHIBOUCTOU - Chaque année, il y a de plus en plus de roulement dans le personnel des écoles situées dans le Nord du comté de Kent. Une situation qui inquiète le directeur général de du District scolaire 11, Gérald Richard.Directeur de l’école élémentaire Marée Montante, à Saint-Louis-de-Kent, Aldéo Richard aimerait bien pouvoir garder ses jeunes enseignants dynamiques plus longtemps. Ceux-ci cherchent bien souvent à se rapprocher du Grand Moncton. "Nous avons perdu d’excellents enseignants et cela empire avec les années, a raconté celui qui compte presque 30 enseignants sous sa tutelle. Cette année, ce n’est pas si pire. Nous n’en avons perdu que trois, mais il faut toujours recommencer. C’est un éternel recommencement."Selon le directeur général du District scolaire 11, Gérald Richard, le scénario est encore plus sombre à Rogersville, à Baie-Sainte-Anne et à Miramichi. "Il faudra revoir notre stratégie de recrutement. Les jeunes enseignants sont très motivés et très forts, mais ils veulent se rapprocher de leur communauté ou de Moncton. C’est le phénomène de l’exode rural vers les centres urbains", a raconté le directeur général, attristé par cette réalité. Le directeur de l’École secondaire Assomption de Rogersville, Donat Robichaud, confirme que son plus grand défi est le recrutement. À l’aube de la rentrée scolaire, il reste d’ailleurs encore un poste d’enseignant en sciences à pourvoir. Il se console en se disant que les rares qui choissisent de s’installer à Rogersville tombent rapidement amoureux de l’endroit. "Sept ou huit de nos 15 enseignants voyagent, dont six de Moncton (environ une heure de route). Nous avons une équipe formidable, qui est impliquée", a assuré le directeur originaire de la Péninsule acadienne. Au Carrefour Beausoleil de Miramichi, la directrice, Denise Daigle-Lavigne, compte cinq nouveaux venus dans son personnel de 20 enseignants. "Deux des cinq ont toutefois plus de 11 ans d’expérience! Nous avons une excellente école en milieu minoritaire. C’est un défi de trouver de nouveaux enseignants, mais ça fait partie de la vie. Je suis très fière de mon équipe. Nous avons déjà eu des enseignants qui demeuraient à Caraquet et à Beresford qui ont voyagé pendant plusieurs années. Ils reconnaissent que c’est un bon milieu et ils sont prêts à voyager", a fait savoir celle qui vante les résultats scolaires de ses élèves. Mieux au Sud En mettant le cap vers le sud du District scolaire 11, le roulement semble moins important. C’est notamment le cas à Sainte-Anne-de-Kent. "Nous ne vivons pas le même phénomène, mais c’est vrai que les jeunes enseignants qui sortent de l’université veulent demeurer près de la ville, car leurs amis sont là", a raconté le directeur de l’école Calixte-F.-Savoie, Gary Fontaine, qui a deux nouveaux ajouts à son effectif de 12 enseignants. Encore plus au sud, Jolyn Thériault se dit très choyé. Le directeur de l’école élémentaire de Cocagne a la même douzaine d’enseignants qu’en 2007-2008. "Nous sommes chanceux. Sur le plan administratif, tout fonctionne très rapidement. On sauve bien de l’énergie", a souligné M. Thériault. bruno.richard@acadienouvelle.com
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