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Listériose: la liste des décès suspects s'allonge
Mise à jour le jeudi 28 août 2008
Par: LA PRESSE CANADIENNE
TORONTO - Un avocat torontois qui pilote une demande de recours collectif au nom des victimes de la listériose croit que le nombre de victimes de l'éclosion pourrait être beaucoup plus élevé que les 29 cas officiellement recensés jusqu'ici.Selon la dernière mise à jour de l'Agence de la santé publique du Canada, 22 cas ont été confirmés en Ontario, quatre en Colombie-Britannique, un en Saskatchewan et deux au Québec. En outre, 30 cas suspects ont été recensés au pays, dont 16 en Ontario, quatre en Alberta et 10 au Québec.Jusqu'à présent le nombre décès attribuable à la souche de la bactérie listéria retrouvée dans des produits de viandes de la compagnie Maple Leaf s'élève à six en Ontario et un au Québec. Le nombre de décès faisant l'objet d'une enquête est de six en Ontario, un au Québec, un en Colombie-Britannique et un en Saskatchewan. Maple Leaf a ordonné un rappel massif de produits contaminés provenant de l'une de ses usines de Toronto. Le premier ministre Stephen Harper a déclaré que l'éclosion de listériose au Canada démontrait de manière tragique l'importance de revoir le système d'inspection alimentaire au pays. Le premier ministre a réagi publiquement mardi pour la première fois depuis le début de la crise, offrant ses condoléances aux gens qui ont vu des êtres chers mourir ou tomber malade. En Ontario, le ministre provincial de la Santé, David Caplan, a exprimé son inquiétude concernant des informations selon lesquelles les conservateurs fédéraux ont l'intention de permettre à l'industrie alimentaire de s'autoréglementer. Un document classifié du cabinet fédéral qui a fait l'objet d'une fuite le mois dernier laisse entendre que les conservateurs prévoient remettre la responsabilité des inspections à l'industrie. Le gouvernement n'a pas confirmé ou nié les détails de ce plan. L'éclosion démontre pourquoi Ottawa se doit d'agir, a simplement soutenu M. Harper, en conférence de presse à Ottawa. "Je crois que nous tous, incluant bien sûr ma propre famille, nous attendons à ce que les choses que l'on achète ou que l'on mange soient sécuritaires, a fait valoir le premier ministre. C'est un enjeu majeur. C'est pourquoi j'ai indiqué qu'il est nécessaire de réformer nos systèmes d'inspection." Le précédent gouvernement conservateur en Ontario, dont faisait partie l'actuel ministre fédéral de la Santé, Tony Clement, avait retiré les protocoles de sécurité du système provincial d'inspection de l'eau - un geste qui a contribué, selon une enquête judiciaire, à la crise de la bactérie E.coli à Walkerton qui avait causé la mort de sept personnes en mai 2000. "Je veux m'assurer que nous puissions compter sur les filets de sécurité et de protection les plus sûrs, a affirmé le ministre ontarien de la Santé. Je craindrais toute proposition qui risquerait d'affaiblir les règles de sécurité de l'Ontario et du Canada."
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