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L'essence coûte cher en raison d'un manque de concurrence
Mise à jour le jeudi 28 août 2008
OTTAWA - Des groupes représentant des producteurs d'essence et détaillants canadiens ont soutenu hier à Ottawa que les spéculations sur les marchés et le manque de concurrence expliquent en grande partie la raison pour laquelle les prix du carburant demeurent élevés au Canada.Des porte-parole de ces groupes défendaient leur cause devant le sous-comité de la Chambre des communes chargé d'examiner les causes de la hausse des prix de l'énergie. Les députés veulent comprendre comment le prix d'un baril de brut peut passer d'environ 70 $ US à plus de 140 $ US au cours de la même année, et le rôle que les spéculateurs pourraient avoir joué dans cette flambée.Le prix du pétrole a chuté d'environ 20 % depuis son sommet record de 147,27 $ le 11 juillet. Mais les prix de l'essence à la pompe n'ont pas reculé d'autant, particulièrement dans les marchés concurrentiels de grandes agglomérations. La présidente de l'Association canadienne des détaillants indépendants du pétrole, Jane Savage, a soutenu que les détaillants n'étaient pas à blâmer pour les prix à la pompe restés élevés en dépit de la baisse des prix du pétrole au cours des dernières semaines. Mme Savage a fait valoir qu'une poignée de raffineurs déterminent les prix de base que doivent payer les détaillants du pays. Elle a également exhorté les leaders politiques canadiens à limiter la présence des spéculateurs sur les marchés pétroliers, une mesure qui entraînerait une baisse des prix du pétrole, selon elle. Mais le président de l'Institut canadien des produits pétroliers, Peter Boag, a déclaré que les marges du coût de production des raffineurs ont été réduites par les prix élevés du pétrole. Selon lui, le Canada n'a pas été aussi durement touché que certains autres pays par la flambée des prix du pétrole. M. Boag a également fait valoir devant les parlementaires qu'en dépit des "turbulences" récentes, qui ne sont pas propres au Canada, les prix des carburants au pays sont quand même les deuxièmes plus bas en Occident. Certains membres du comité ont souligné que de nombreux électeurs se sont plaints auprès d'eux, cet été, du fait que les prix à la pompe augmentent régulièrement à l'approche d'une longue fin de semaine. M. Boag a soutenu que des études ont démontré que tel n'est pas le cas. (LA PRESSE CANADIENNE)
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