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La poste ne sera pas privatisée, assure Ottawa
Mise à jour le jeudi 28 août 2008
OTTAWA - En réplique aux syndicats et à l'opposition, le gouvernement conservateur a assuré, hier, que la révision du mandat de la Société canadienne des postes n'implique pas sa privatisation.Mardi, les dirigeants du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) et du conseil régional de la FTQ de l'Outaouais, ainsi que les députés libéral Marcel Proulx et bloquiste Richard Nadeau avaient dit craindre que la révision mette en péril les services postaux universels à faible coût auxquels les Canadiens ont été habitués. Dans une lettre rendue publique hier, le ministre responsable de la Société canadienne des Postes, Lawrence Cannon, a souligné qu'il est prématuré de présumer des conclusions de l'examen stratégique effectué par un comité consultatif externe qui devra lui remettre un rapport en décembre 2008.Il a ajouté que cet exercice n'a pas pour but de réduire les services offerts par Postes Canada, mais "plutôt de s'assurer que Postes Canada a les outils nécessaires pour maintenir le service actuel tel que sa loi constitutive le dicte". En raison des changements dans le domaine de la technologie, notamment le courrier électronique et Internet, le volume de la poste qu'on connaissait autrefois a considérablement diminué, ce qui a créé de nouveaux défis pour Postes Canada, a fait valoir le ministre. L'examen évaluera aussi la pertinence du cadre financier élaboré par le gouvernement en 1998. "La Société continue d'être rentable, même si elle subit une concurrence accrue dans tous les aspects de ses activités: lettres, colis et marketing direct", a noté le ministre. Il rappelle que le mandat confié au comité consultatif doit se faire en vertu de certains paramètres: entre autres, que Postes Canada ne sera pas privatisée et demeurera une société d'État; que Postes Canada doit maintenir un service postal universel, efficace et économiquement viable. Les syndicats ont lancé une campagne nationale de cartes postales afin que le gouvernement conservateur accepte de tenir un débat public sur l'avenir de la Société, une idée qui a été écartée jusqu'à maintenant. (LA PRESSE CANADIENNE)
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