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La Francoforce pour célébrer la mosaïque francophone
Mise à jour le jeudi 28 août 2008
Par: Justin Dupuis
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Photo : L’Acadie Nouvelle, Gilles Landry.
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DIEPPE - La Francoforce est à Dieppe depuis hier et ses orga-nisateurs estiment que l’existence de l’événement représente un tournant dans l’histoire du fait français au pays.Jac Gautreau, producteur de cette célébration de la Francophonie canadienne, juge qu’il s’agit d’un événement marquant pour les francophones du pays. "Il y a quelque chose d’historique dans la Francoforce, puisque c’est la première fois qu’il existe un partenariat sur un projet culturel impliquant toutes les provinces et tous les territoires", a-t-il dit, hier après-midi, en entretien avec L’Acadie NOUVELLE.M. Gautreau est d’avis que ce spectacle aura permis aux francophones du pays de se découvrir. "Avant d’embarquer dans ce projet, je considérais que j’avais une bonne connaissance des francophones du pays. J’ai découvert des francophonies dont j’ignorais l’existence", a-t-il admis. Jac Gautreau pense que les liens tissés par la Francoforce sont d’autant plus importants qu’ils permettront aux franco-phones du pays de mieux travailler ensemble à l’avenir. Marie-Thérèse Landry, membre du Comité d’accueil de la Francoforce à Dieppe et directrice générale du Conseil provincial des sociétés culturelles du Nouveau-Brunswick, abonde dans le même sens. Elle explique que la mise sur pied d’un spectacle de cette importance a nécessité une importante coordination de toutes les communautés francophones du pays. "L’organisation de ce projet a permis aux francophones du pays de s’épauler dans un projet d’une envergure importante", a-t-elle dit. Mme Landry pense que l’organisation de cet événement se traduira par une plus grande solidarité entre francophones partout au pays. Ainsi, elle espère qu’ils travailleront main dans la main sur les grands dossiers les touchant. M. Gautreau et Mme Landry soulignent aussi que l’événement avait également comme objectif de sensibiliser les communautés anglophones à la vitalité et à l’importance des communautés francophones. "Rejoindre les francophiles et les anglophones du pays était un des mandats du projet et cela a influencé le choix des villes où est passé le spectacle", explique M. Gautreau. Organisée dans le cadre des fêtes du 400e de Québec, la Francoforce est née de la volonté du gouvernement québécois de célébrer la mosaïque francophone canadienne. C’est ainsi que les autres provinces du pays ont embarqué dans le projet. Le gouvernement fédéral a également été un joueur important pour l’organisation de ce spectacle ambulant. La Francoforce débarque donc à Dieppe le 28 août et y restera jusqu’au 1er septembre, avant de prendre la route pour Terre-Neuve, sa dernière destination. C’est à la Place 1604 que se dérouleront les festivités. Mme Landry promet une programmation riche en découvertes, dont Pascal Lejeune (Nouveau-Brunswick), Genviève Toupin (Manitoba), Raphaël Freynet (Alberta) et Mélanie LeBlanc (Nouveau-Brunswick), pour ne citer qu’eux. Agissant à titre d’ambassadeurs de la Francophonie canadienne, de nombreux artistes livreront une prestation sous la salle de spectacle mobile le "Francodôme".
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