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Edmundston: l'accusé se serait excusé auprès de la famille
Mise à jour le jeudi 28 août 2008
Par: Duval, Gilles
EDMUNDSTON - La mère et la soeur d'une présumée victime d'agressions sexuelles affirment que l'accusé, Gaétan Schiavoni, s'est excusé auprès d'elle et de sa famille par le passé pour des gestes qu'il aurait commis il y a plusieurs années.L'homme d'Edmundston subit actuellement un procès sous six chefs d'accusation d'attentat à la pudeur, de grossière indécence et d'agression sexuelle sur une jeune fille, qui était d'âge mineur à l'époque. Les faits reprochés à M. Schiavoni se seraient produits de 1981 à 1984, autant à Edmundston qu'à Bathurst. Un interdit de publication empêche de dévoiler le nom de la présumée victime ni des faits qui permettraient de l'identifier.La présumée victime soutient qu'elle avait de 5 à 10 ans lorsque les gestes ont été commis. Dans son témoignage, mardi, elle a expliqué que l'accusé la forçait à lui faire des fellations ou encore qu'il frottait ses parties génitales contre les siennes. Au début des années 1990, alors qu'elle avait 14 ou 15 ans, elle a tout raconté à sa famille. Hier, la mère et la soeur de la victime ont témoigné que M. Schiavoni s'est excusé auprès d'elles pour les gestes commis, quelques jours après la dénonciation, lors d'une visite à leur domicile. "Il s'est excusé de ses agissements tout en disant qu'il était "malade" à l'époque", a allégué la soeur. Mardi, la présumée victime, maintenant âgée de 32 ans, a raconté que sa famille avait décidé de garder l'affaire secrète pour des raisons qui ne peuvent être relatées par le journal. Sa mère et sa soeur ont confirmé le tout dans leur témoignage respectif, hier. "Nous avions une façade et avons gardé la vérité pour nous", a raconté la mère. Elles ont aussi confirmé que les relations avec l'accusé se sont poursuivies, mais se sont dégradées au point de devenir inexistantes par la suite. La mère a raconté que l'accusé lui a dit, lors d'une conversation téléphonique, en 2005, que sa fille devait prendre une part du blâme pour ce qui s'est produit. Victime d'un accident, M. Schiavoni a obtenu un dédommagement financier dans les années 2000. La mère de la présumée victime a laissé entendre qu'il avait soudainement changé d'attitude face aux gestes commis envers sa fille. "Ses excuses ne semblaient plus sincères et il nous demandait de le laisser tranquille avec cette histoire", a poursuivi la mère. Elle a informé sa fille des propos de l'accusé. La présumée victime, qui habite maintenant dans une autre province canadienne, a décidé de le confronter au téléphone, ce qui a mené au dépôt de sa plainte aux autorités policières, en 2005.
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