|
L’énergie qui rassemble
Mise à jour le jeudi 21 août 2008
Par: Le Bouthillier, Claude
|
|
|
Photo : L’Acadie Nouvelle, archives.
|
Il y aura une spirale d’énergie positive qui fera du Congrès mondial acadien un immense succès, local d’abord, mais aussi provincial, national et international.La mode est à l’énergie, par les temps qui courent, sinon c’est le retour à l’âge de pierre. Des sources d’énergie qui sont aussi variées que le pétrole, le cheval, l’éolien, l’uranium, le soleil, les forces de l’eau et des marées, etc. Même les crottes de poule y passent. Pourtant, il y a un type d’énergie qui, à mon avis, transcende tout cela. On le voit par l’expression: "il draine mon énergie, je cherche à l’éviter". Parfois, on ne sait pas pourquoi ces gens nous assomment, mais en écoutant leur discours, il y a le tout et son contraire, alors que les autres, la société ou le gouvernement sont toujours responsables de leurs misères. Ou encore, ils ont l’art de dire dans la même phrase que bien sûr il fait beau aujourd’hui, mais que hélas, il fera mauvais demain.Heureusement, il y a l’énergie qui rassemble. Il y a sur la Terre des lieux qui stimulent, entre autres la forêt, la mer, la plaine ou bien des églises bâties sur d’anciens sites païens sans doute parce que les courants de la Terre y circulent mieux. Il y a des gens qui nous rendent meilleurs, plus forts, plus joyeux, des gens qui ont un parcours positif et un discours du même ordre sans verser dans la naïveté absolue. Il y a des événements qui nous rassemblent et qui nous donnent espoir et énergie. Je veux parler du Congrès mondial acadien. J’ai assisté au lancement du programme préliminaire, à Pokemouche. On sentait une belle atmosphère, des gens de partout et de toutes classes sociales, des projets avec des gens talentueux dans ce que l’Acadie peut offrir de plus beau. J’ai croisé Jocelyne Thériault, qui est engagée dans des projets palpitants avec chaque communauté. Cela l’anime profondément que chaque projet parte du coeur et de la spécificité de la communauté au lieu d’être uniquement un projet élitisme: la parfaite recette pour mobiliser et réussir. J’aime bien la parade de la Saint-Jean, mais les Québécois la regardent passer alors que nous la faisons et le tintamarre en est l’exemple éloquent. J’ai déjà un avant-goût du congrès avec les superbes courtepointes dans l’église de Saint-Simon, la visite annoncée et guidée de champs de framboises ou les projets du premier Mondial Windsurf Kiteboard (je n’aime pas ce terme et il doit bien y avoir un équivalent dans notre langue) avec les plus belles vagues de la baie des Chaleurs. Tout cela laisse croire que nous aurons le vent dans les voiles. Déjà, des mots parlent de magie, pour l’été prochain RACINES OCÉANES à Shippagan, TINTAMARRE DE FEUX à Caraquet, D’UNE MÊME VOIX à Tracadie Sheila et au centre de la Péninsule, à Pokemouche il y aura le VILLAGE qui regroupera une minisociété. J’ai échangé brièvement avec Jacques Lanteigne, pétillant d’enthousiasme qui aimerait bien que l’on utilise les centaines de bateaux pour servir aussi de dortoirs lors du congrès. Malheureusement, il semble que les lois maritimes le permettent uniquement pour les pêcheurs en mer. Il restera toujours la possibilité de faire venir le paquebot France, etc. Tout comme rien n’empêche d’inviter Carla Bruni pour quelques chansons. Bien sûr, cela semble "flyé" et il y a le protocole, mais nous n’en sommes pas à une contradiction près et si nous avions toujours suivi l’étiquette nous ne serions plus là pour nous en apercevoir. Alors, qui sait si par une quelconque filière, une invitation accrocheuse ne peut atterrir sur son bureau? Qui peut dire alors que Sarkozy ne suivra pas? J’ai rencontré Jean-Guy Rioux, qui arrive de Lorient et de Saint-Aubin-sur-mer, et qui nous parle de l’engouement des Bretons et des Normands qui veulent venir. J’ai dit deux mots à la resplendissante Sandra qui nous a encore émerveillés par ses chansons, tout comme Michel Thériault qui nous revient avec son petit dernier. Notre Don Juan national, le beau Jean-François, souhaite que la campagne d’embellissement nous amène dans la Péninsule de même que dans toutes les régions rurales à un réel recyclage. Quant à moi, je vous propose de recycler vos coeurs. On retrouve particulièrement cette énergie positive lors des fêtes et même parfois paradoxalement lors des funérailles (celle du regretté Étienne Lanteigne où toute la communauté entourait chaleureusement la famille éprouvée). Le tintamarre nous donne ces images de beauté et d’union. Nous l’avons vu à Caraquet, à Québec, au 15 août des fous à Moncton et sur tout le territoire acadien. Au même moment, l’on sait que partout les Acadiens vivent fierté et espoir. Bien sûr, il est facile de fêter, mais il faudrait que la recette de fraternité s’applique à l’année dans le quotidien. S’ajoutera ainsi une spirale d’énergie positive qui fera de cet événement un immense succès, local d’abord, mais aussi provincial, national et international. Attachez vos amarres de casques, car je crois qu’il faudra revoir à la hausse le nombre de participants; quel beau projet que d’avoir à gérer l’abondance plutôt que la disette! Il y aura ensuite une petite vague de retour des enfants prodigues qui n’attendent qu’un catalyseur. Placez dans votre miroir la phrase suivante: "L’Acadie qui nous ressemble et qui nous rassemble". Vous pourrez la méditer chaque matin, lors de vos ablutions matinales. Tous sont invités, les amis des Acadiens, les curieux, ceux qui ont le goût de la fête de toutes les nationalités. P.-S. Ayons une belle pensée pour celui qui, après que les maires aient jeté l’éponge, a réussi de justesse l’impossible, obtenir avec une petite équipe pour la Péninsule ce Congrès mondial. Sans ce préalable, pas d’événement. Je parle de Paul Marcel Albert, un courageux visionnaire. Commentaires: borga@nb.sympatico.ca
|