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Grand-Sault veut ’discuter’ et non ’négocier’ avec la GRC
Mise à jour le jeudi 21 août 2008
Par: Duval, Gilles
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Photo : L’Acadie Nouvelle, archives.
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GRAND-SAULT - Un petit mot peut faire toute une différence...La Ville de Grand-Sault l’a appris à ses dépens au cours des derniers mois. Afin d’éviter la confusion, elle vient d’acheminer une seconde lettre pour informer le ministre de la Sécurité publique, John Foran, qu’elle a entamé des discussions avec la GRC pour s’enquérir des coûts de ses services. La municipalité n’a changé qu’un seul mot du contenu original et cela afin d’éviter de la confusion dans l’interprétation des propos, a précisé le maire, Marcel Deschênes. Sous le règne de l’ancien maire, Paul Duffie, la première lettre envoyée demandait au ministre Foran la permission de "négocier" avec la GRC pour en savoir davantage sur ses coûts et services.Cette phrase a été interprétée par certains comme quoi la Ville voulait effectuer le changement. La municipalité est actuellement desservie par une force policière municipale de 16 membres. En conférence de presse, son syndicat a dénoncé l’intention de la Ville de vouloir changer de corps policier, puisqu’elle disait vouloir "négocier" avec la GRC. Ce dossier a d’ailleurs retenu l’attention à l’élection municipale de mai, au point où il a coûté le siège à plusieurs vétérans conseillers municipaux. Selon le maire Deschênes, la nouvelle version permet d’éviter les confusions et facilitera aussi la tâche. "Si on veut négocier avec la GRC pour un changement, nous avons besoin de l’approbation du ministre et il doit être impliqué dans le dossier. Mais si on veut seulement discuter, nous pouvons le faire à notre guise", a-t-il indiqué. La nouvelle lettre a été envoyée après la réunion mensuelle des élus du 12 août. La municipalité espère donc rencontrer les dirigeants de la GRC dans un avenir rapproché. Sa force municipale actuelle lui coûte environ 1,4 million $ par année. "Nous voulons savoir ce que pourraient coûter les services de la GRC dans une municipalité comme la nôtre. Lorsque nous aurons les chiffres, nous serons en mesure de faire des comparaisons et de prendre des décisions", a continué le maire Deschênes. Il dit également que la municipalité a fait certaines propositions à la force policière locale quant au renouvellement de son contrat de travail venant à échéance à la fin de la présente année. "J’aimerais que le contrat soit d’une durée de plus que quatre ans. La plupart des membres de notre conseil municipal sont nouveaux en politique, et nous avons cet important dossier sur les bras en commençant le mandat. Je préférerais que la fin du contrat ne chevauche pas les élections municipales", a laissé entendre le maire Deschênes.
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