|
Un retrait qui pourrait profiter aux libéraux
Mise à jour le mardi 19 août 2008
Par: Gagnon, Charles-Antoine
|
|
|
Photo : L’Acadie Nouvelle, archives.
|
FREDERICTON - L’absence de Paul Robichaud dans la course au leadership du Parti progressiste-conservateur enlèvera du lustre à la compétition, et les libéraux tenteront d’en tirer profit, estime un observateur de la scène politique néo-brunswickoise.Le professeur de sciences politiques de l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint-Jean (UNBSJ), Don Desserud, voyait le député de Lamèque-Shippagan-Miscou comme l’homme à battre dans la course à la direction, s’il avait tiré son nom dans le chapeau. M. Robichaud est le deuxième candidat potentiel qui se désiste en moins d’une semaine.L’homme d’affaires et orthodontiste Robert Hatheway, de Fredericton, a indiqué, la semaine dernière, qu’il allait rester sur la ligne de touche. Ceci ne démontre pas que le parti a la vent dans les voiles, croit M. Desserud. "Il doit présentement y avoir des stratèges au sein du Parti progressiste-conservateur (PPC) qui sont nerveux, parce que l’impression que ça donne pour le public est que le Parti libéral est en bien meilleure posture au pouvoir qu’on ne le croirait", a expliqué M. Desserud. L’analyste rappelle que les progressistes-conservateurs n’ont pas été malmenés lors du dernier scrutin et que ceux-ci ne sont pas en mauvaise posture en vue des élections de 2010. L’écart entre les bleus et les rouges n’était que de trois sièges, lors du scrutin de 2006. Et il faut préciser que la troupe de Bernard Lord avait récolté plus de votes que celle de Shawn Graham, à la dernière élection générale. "Les libéraux ont connu des difficultés, au cours des deux premières années de mandat. Ils ne semblent pas rouler sur tous les cylindres; ils connaissent de la difficulté et sont donc vulnérables. Ce qui devrait arriver est que ça devrait se bousculer à la porte pour obtenir le poste (de chef du parti)", a noté le politologue. "Les gens au sein du parti devraient penser que les libéraux vont tomber aux prochaines élections. Le fait que cela ne se produit pas soulève des questions. Ça lance un message au public selon lequel les progressistes-conservateurs ne démontrent pas d’intérêt et sont même intimidés par les libéraux", a ajouté Don Desserud, signalant que les rouges s’assureront de bien faire pendant les deux prochaines années pour conserver le pouvoir. Le député progressiste-conservateur de Restigouche-la-Vallée, Percy Mockler, a indiqué que M. Robichaud aurait apporté de la couleur et de la substance dans la course à la direction du parti. Il croit maintenant que les autres candidats, David Alward, Robert MacLeod et Bruce Fitch, devront démontrer qu’ils ont la même profondeur que Paul Robichaud pour discuter et articuler les dossiers du N.-B. "Ils devront démontrer qu’ils peuvent motiver, donner de l’énergie à nos militants, tant dans le Nord-Ouest qu’ailleurs dans la province", a indiqué M. Mockler.
|