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Un hommage de Washington
Mise à jour le mardi 19 août 2008
Par: AP
KABOUL - Le gouvernement afghan n'a pu cacher sa satisfaction, hier, en apprenant la démission du président Musharraf au Pakistan voisin, tandis que Washington, allié de Kaboul et d'Islamabad, rendait hommage au dirigeant sans vouloir compromettre ses relations futures avec le nouveau régime. Pervez Musharraf "n'était pas quelqu'un de bon pour l'Afghanistan. Nous espérons que quelqu'un de bien va le remplacer", a lancé le porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, Zemeri Bashary. Il a trouvé positif pour la région le départ d'un homme qui selon lui n'était qu'en apparence l'allié des États-Unis. Son homologue au ministère des Affaires étrangères, Sultan Ahmed Bahin, a vu dans la démission de l'homme fort d'Islamabad une chance de renforcer la démocratie des deux côtés de la frontière.Les États-Unis ont quant à eux rendu hommage au général Musharraf, qui a choisi de s'allier à Washington dans la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001 et l'invasion de l'Afghanistan à la fin de la même année. La secrétaire d'État Condoleezza Rice a salué le départ d'"un bon allié", "l'un des partenaires les plus engagés du monde dans la guerre contre le terrorisme et l'extrémisme". "Musharraf a fait le choix crucial de se joindre au combat contre Al-Qaïda, les talibans et les autres groupes extrémistes qui menacent la paix et la sécurité du Pakistan, de ses voisins ainsi que de ses partenaires à travers le monde. Pour cela, il jouit de notre profonde gratitude", a-t-elle rappelé au sujet de celui que Washington qualifiait encore récemment d'"indispensable". Mais le gouvernement Bush est déjà tourné vers l'avenir et Condoleezza Rice a tenu à souligner que "les États-Unis ont soutenu la transition vers un gouvernement démocratique au Pakistan et respectent les résultats de l'élection".
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