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'Ce n'est pas mon intention de demeurer neutre'
Mise à jour le mardi 19 août 2008
SHIPPAGAN - Si l'on peut maintenant mettre une croix sur Paul Robichaud, candidat à la succession de Bernard Lord, il ne faudra certainement pas négliger Paul Robichaud, personnalité très influente du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick. Il a quasiment entre ses mains le pouvoir de désigner le prochain chef, dans deux mois."Ce n'est pas mon intention de demeurer neutre", avoue-t-il sur un ton qui confirme que le député de Lamèque-Shippagan-Miscou ne jouera pas les seconds violons dans cette course qui culminera le 18 octobre, au Centre Aitken de Fredericton. Par contre, il faudra encore attendre avant de savoir qui de David Alward, Bruce Fitch ou Robert MacLeod obtiendra son appui. Il est donc à parier que le téléphone de Paul Robichaud sonnera encore souvent dans les prochaines heures et que les rencontres de coulisses seront fréquentes."Quelqu'un a récemment écrit que je suis un "king" ou un "king maker" dans cette course. Autrement dit, ou je la gagne ou je peux décider qui va la gagner", a-t-il répondu, en sachant très bien tout l'impact que provoquera son prochain choix. Des 23 députés conservateurs élus à Fredericton, deux sont entrés dans la course et 10 se sont déjà associés à l'un des trois candidats confirmés jusqu'à maintenant. Il en reste encore 11, qui attendaient de savoir ce que déciderait M. Robichaud avant de se brancher. "Je suis convaincu que le prochain chef de notre parti deviendra le prochain premier ministre du Nouveau-Brunswick. Le gouvernement libéral de Shawn Graham est très vulnérable actuellement et il n'en tient qu'à nous d'obtenir du succès aux élections de 2010", a-t-il mentionné. Son retrait signifie également que la course à la direction du PPC du N.-B. se fera entre trois anglophones. À son avis, la question de la langue ne devrait pas être considérée comme un élément influent dans le choix des quelque 55 000 membres du parti, le 18 octobre. "Les libéraux ont élu Shawn Graham à leur tête contre un autre anglophone. La capacité du français de nos candidats est certainement égale ou supérieure à celle de Shawn Graham au moment où il a été élu", pense Paul Robichaud. - RF
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