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Uranium: les opposants n’ont pas eu le moratoire désiré
Mise à jour le samedi 05 juillet 2008
Par: Ébacher, Jessica
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Photo : L’Acadie Nouvelle, Charles-Antoine Gagnon.
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DIEPPE - Les nouvelles mesures annoncées hier pour mieux réglementer l’exploration d’uranium dans la province sont loin de satisfaire les intervenants. Si certains considèrent que c’est un pas dans la bonne direction, d’autres ne lâcheront pas le morceau tant qu’ils n’auront pas obtenu un moratoire.Aucune exploration d’uranium ne sera dorénavant permise dans les villages, villes et cités, de même que dans les bassins hydrographiques et les champs de captage désignés. Dans les districts de services locaux, aucune activité d’exploration minière d’uranium ne sera tolérée à moins de 300 m des bâtiments commerciaux, institutionnels et résidentiels. Les propriétaires auront aussi le droit de refuser qu’une compagnie fasse de la prospection sur leur terre, ce qui n’était pas le cas avant aujourd’hui. (lire autre texte.) Le Conseil de conservation ne demande rien de moins qu’un moratoire, comme il y a en Nouvelle-Écosse et en Colombie-Britannique. Julie Michaud, une des coordonnatrices de l’organisme, n’est pas du tout satisfaite des mesures annoncées."Ce n’est pas juste une question de propriété. Une mine d’uranium serait un désastre pour toute la province", a-t-elle commenté en soulignant que lors des rencontres d’information et consultations qui ont eu lieu dans le Sud-Est, les participants ont clairement exprimé qu’ils ne voulaient pas d’une mine d’uranium au Nouveau-Brunswick. "Ça (les nouvelles mesures) ne considère pas les vraies inquiétudes des Néo-brunswickois", a-t-elle ajouté. Même son de cloche du côté de l’un des organisateurs des sessions d’information des derniers mois, Christian Thériault. Celui-ci estime que les nouvelles mesures ont été mises en place pour tenter d’éteindre les feux et que les changements apportés auraient dû être en vigueur depuis maintenant de longues années. "C’est certainement un pas vers la bonne direction, mais ce n’est pas une assurance qui va me satisfaire", a mentionné un conseiller municipal de Moncton, Steven Boyce, en ce qui a trait aux bassins hydrographiques. Ce dernier a noté que les régions où la prospection d’uranium sera interdite devront s’étendre sur une grande superficie, et pas seulement se limiter à la source d’eau. "Si on a une contamination des sols qui se trouvent à 300 pieds du bassin protégé, ça ne nous aide pas plus", a-t-il résumé. Selon lui, l’interdiction devra comprendre toutes les terres dont le ruissellement se rend à la source d’eau, Turtle Creek dans le cas échéant. Il estime que les mesures ne sont pas suffisamment claires à cet effet et que les intervenants devront garder l’oeil ouvert. Il a ajouté qu’il ne veut pas voir de développement d’une mine d’uranium dans aucune partie du Sud-Est et qu’il soutient toujours l’idée d’un moratoire. Son confrère, Paul Pellerin, a mentionné de son côté que les nouvelles mesures étaient de bon augure pour Moncton, mais croit que le gouvernement devrait interdire toute forme d’exploration minière dans le bassin hydrographique. Pas seulement pour l’uranium. Le ministre des Ressources naturelles, Donald Arseneault, a rappelé que la raison pour laquelle un moratoire n’a pas été adopté est que l’industrie minière pourrait grandement souffrir d’une telle mesure.Il a donné en exemple une compagnie minière de la région de Bathurst qui fait de l’exploration minière. Si cette dernière venait à trouver de l’uranium sur l’un de ses territoires jalonnés, elle devrait cesser toutes ses activités. "On ne doit pas mettre en péril d’autres projets très importants pour la province", a-t-il poursuivi.
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