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Une loi plus sévère qui déçoit l'industrie
Mise à jour le samedi 05 juillet 2008
FREDERICTON - Les mesures annoncées hier visant à restreindre les activités d'exploration et d'extraction d'uranium dans la province s'inscriront dans un examen complet de la Loi sur les mines.Cette révision de la loi, a précisé le ministre des Ressources naturelles, Donald Arseneault, visera à créer une approche équilibrée entre les droits des propriétaires fonciers et le développement de l'industrie minière de la province. La violation des terres par des entreprises de prospection a fait l'objet de nombreuses plaintes auprès du gouvernement au cours de toute la controverse qui entoure la prospection d'uranium dans la province.Des propriétaires de terres et des agriculteurs revenaient chez eux après une absence de quelques heures ou de quelques jours pour retrouver des drapeaux marquant les jalonnements. Le gouvernement mettra donc sur pied un système pour éviter que des inconnus se pointent sur un terrain privé. "Nous devons donner plus de dents à la loi au chapitre des droits des propriétaires", a précisé le ministre Arseneault. "Même si le prospecteur n'ira plus sur place, il devra appeler le propriétaire d'une terre pour lui laisser savoir qu'elle a été marquée", a mentionné Donald Arseneault. Par contre, a ajouté le député/ministre de Dalhousie-Restigouche-Est, la refonte de la loi ne se fera pas pour nuire à l'activité minière dans la province. "La valeur de la production minérale dans la province a atteint 1,6 milliard $ en 2007-2008 et la province a reçu 125,9 millions $ en revenus de taxation. Il s'agit de données importantes puisqu'elles parlent d'emplois et de croissance économique pour la province", a expliqué Donald Arseneault. L'organisation Manufacturiers et Exportateurs du Canada reconnaît les inquiétudes de la population envers l'exploration et l'exploitation minière. La réponse que donne Fredericton à ces préoccupations réduit cependant la capacité de l'industrie à faire son travail, a précisé son représentant dans la province, Dave Plante. "Ça fait 300 ans qu'il y a de l'exploration et de l'exploitation minière au N.-B. Les mines sont où vous les trouvez. Il y a déjà un énorme territoire qui est interdit à l'exploration. De mettre ces restrictions sur autant de territoires fera frissonner l'industrie. Ça n'existe nulle part ailleurs", a indiqué M. Plante. Le ministre de l'Environnement, Roland Haché, a précisé que la mesure annoncée hier interdisant l'exploration dans les bassins hydrographiques et les champs de captage vise en priorité à protéger les sources d'eau potable. "Quelque 400 000 personnes s'approvisionnent en eau potable de sources d'eau publiques. Cela représente 60 % de la population du N.-B.", a tenu à préciser le ministre Haché. L'exploration d'uranium pourra continuer d'être effectuée sur les terres de la Couronne. - CAG
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