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Postsecondaire: trop d’importance à la bureaucratie, selon le CÉNB
Mise à jour le samedi 05 juillet 2008
Par: Pître, Jean-Mari
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Photo : L’Acadie Nouvelle, archives.
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MONCTON - Le Conseil économique du N.-B. accueille favorablement la réforme de l’éducation postsecondaire, tout en émettant d’importants bémols du côté de la bureaucratie et des coûts. De son côté, la Fédération des jeunes francophones du N.-B. dénonce un manque de mesures pour réduire l’endettement étudiant et favoriser l’accessibilité aux études postsecondaires.Le Conseil économique (CÉNB) se réjouit de l’établissement des mesures de partenariat et de collaboration entre les institutions postsecondaires, à travers la mise en place de l’Institut d’apprentissage appliqué et de formation (IAAF) et du Consortium d’apprentissage appliqué et de formation (CAAF). L’organisme craint cependant que la synergie de cette collaboration ne soit écrasée par ces nouvelles structures, avec une bureaucratie accrue."On a beaucoup de structures à l’intérieur de nos institutions d’enseignement. J’émettrais l’hypothèse que c’est une des choses qui faisaient en sorte que le lien entre le secteur privé, la communauté et le milieu de l’enseignement ne se faisait pas aussi rapidement et de façon aussi efficace que ça pourrait se faire", de préciser le président, Louis-Philippe Gauthier, qui a identifié neuf nouvelles structures dans le plan de réforme du gouvernement. M. Gauthier se montre également surpris de l’ajout de ces nouvelles composantes, qui risquent de faire augmenter les dépenses en éducation postsecondaire, d’après lui, alors qu’il estime que l’exercice visait initialement une stratégie de rationalisation des structures. Le CÉNB déplore également ne pas trouver dans le plan des mesures concrètes pour réduire le taux d’analphabétisme dans la province, évalué à 68 %. D’après le président, Louis-Philippe Gauthier, des efforts doivent être mis de ce côté pour aider les entreprises à régler leurs problèmes d’accès à la main-d’oeuvre et faire face aux défis des prochaines années. Aux yeux de la Fédération des jeunes francophones, c’est le manque de mesures pour favoriser l’accessibilité aux études postsecondaires et pour régler le problème d’endettement étudiant qui fait défaut. "Des solutions concrètes devront être prises dans ce sens afin d’améliorer l’accessibilité aux études postsecondaires", a affirmé Alexis Couture, président de la Fédération des jeunes francophones du N.-B. Pour la Fédération des jeunes, une des solutions passe par un plafond d’endettement étudiant de 7000 $ par année. L’organisme juge également que le 2000 $ que reçoit chaque étudiant de première année est mal administré. L’attribution de ces sommes devrait être plus encadrée, selon l’organisme, et ces montants devraient être dirigés vers les étudiants qui en ont vraiment besoin. La Fédération est également d’avis que les déductions d’impôts accordés aux diplômés de la province favorisent la rétention de cerveaux, mais que ces montants devraient plutôt être utilisés pour favoriser l’accessibilité aux études postsecondaires.
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