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Michel Duguay: la peinture narrative qui change une vie
Mise à jour le vendredi 04 juillet 2008
Par: Mousseau, Sylvie
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Photo : L’Acadie Nouvelle, Gilles Landry.
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MONCTON - En 1998, la vie de Michel Duguay a changé. En découvrant la peinture, un nouveau monde s’est ouvert à l’enseignant de français de Caraquet.Michel Duguay, qui a développé un style personnel qualifié de peinture narrative, présente une nouvelle exposition à la Galerie d’art du Théâtre Capitol, à Moncton. Vingt et un tableaux, dont 12 créations récentes, sont en montre. L’exposition, inaugurée cette semaine, permet au public de découvrir un peu le parcours de l’artiste autodidacte depuis les années 2000. "J’ai fait beaucoup de paysages réalistes, au début. Des bateaux, des scènes de mer; ensuite, je me suis éloigné un peu de ça en me laissant plus aller", raconte-t-il. Dans les années 2000, il a réalisé une série d’oeuvres sur les légendes acadiennes, qui a été achetée par la Fédération des caisses populaires acadiennes dans le cadre du 400e anniversaire de l’Acadie. Dans l’exposition au Théâtre Capitol, on peut voir, entre autres, quelques tableaux de sa série sur les chansons acadiennes, comme Paquetville d’Édith Butler et Cap-Enragé de Zachary Richard et Denis Richard. L’Acadie est présente dans l’oeuvre de Michel Duguay. Les compositions de l’artiste sont souvent faites d’une superposition de deux mondes, c’est-à-dire l’imaginaire par des formes ou des silhouettes dissimulées, et la réalité par la représentation détaillée du sujet. Si on regarde attentivement les tableaux, on aperçoit des visages et des formes dans le ciel.Enseignant de français au secondaire depuis 20 ans, Michel Duguay s’inspire de l’écriture pour créer ses oeuvres. Sa plus récente série explore les expressions de la langue française qu’il représente avec l’aide d’un narrateur, qui est un personnage en haut de forme. Ce narrateur constate, dénonce, interprète ou propose une explication de l’expression, parfois avec humour, parfois très sérieusement. "Je ne peux pas peindre s’il n’y a pas une histoire", souligne Michel Duguay. "Crier sur les toits", "hurler à la lune", "remettre les pendules à l’heure", "échec et mat", "mettre de l’eau dans son vin" ou encore "dans les bras de Morphée" constituent quelques exemples des expressions qu’il a peintes. Il aborde la peinture un peu comme l’écriture d’un récit. "Au fur et à mesure, le narrateur va prendre plus de place et peut-être devenir plus critique et contestataire", poursuit Michel Duguay. Celui-ci a commencé à peindre à la suite d’un accident de voiture l’ayant contraint à cesser de travailler pendant quatre mois. "Je n’avais jamais touché à la peinture, mais j’ai toujours aimé ça aller voir des expositions. Dès la première toile, j’ai eu une illumination", indique l’artiste, qui a lu une foule d’ouvrages sur la peinture. Il a exposé dans plusieurs villes du Nouveau-Brunswick et a participé, notamment, au Festival des arts visuels en Atlantique. Il a illustré des livres pour les Éditions Bouton d’or Acadie. D’ailleurs, il planche actuellement sur un projet personnel d’illustrations. Il prépare aussi une grande oeuvre pour le Congrès mondial acadien en 2009. L’exposition de Michel Duguay au Théâtre Capitol sera en montre jusqu’au 29 août.
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