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Immersion: les opposants passent leur message dans Internet
Mise à jour le vendredi 04 juillet 2008
Par: Doiron, Mylène
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Photo : L’Acadie Nouvelle, archives.
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DIEPPE - La question de l’immersion française au Nouveau-Brunswick ne laisse personne indifférent. Depuis quelques semaines, le public peut se prononcer sur le programme proposé par le ministère de l’Éducation, soumettre des commentaires et proposer des suggestions. L’Acadie NOUVELLE a pris connaissance des commentaires publiés sur le Web afin de prendre le pouls de la population.Selon Jordan O’Brien, agent des communications au ministère de l’Éducation, au moins 1100 commentaires ont été soumis au cours des dernières semaines. Plusieurs citoyens, dont les membres associés aux groupes Citizens for Educationnal Choices et Canadian Parents for French, ont tiré la sonnette d’alarme. Et ce, depuis que le ministre de l’Éducation, Kelly Lamrock, a pris la décision très controversée d’abolir le programme d’immersion précoce au profit d’un programme de français intensif à partir de la cinquième année.Profitant de la tribune qui leur est offerte sur le Web depuis que le juge Hugh McLellan a donné l’ordre qu’une consultation publique sur la question, d’autres personnes ont démontré leur appui auprès du gouvernement dans ses démarches. "Je suis tout à fait en accord avec vos projets en éducation. Je trouve qu’il est dommage que ces projets soient mis sur la glace à cause de quelques parents qui parlent fort. Plusieurs personnes sont en accord avec vous, mais n’osent pas se prononcer, de crainte d’être perçues négativement", croit un citoyen. Un autre se montre intransigeant à l’égard de l’enseignement du français langue seconde. "Les gens doivent prendre conscience qu’il s’agit du français langue SECONDE! Laissez aux jeunes le temps d’apprendre leur langue maternelle avant! Ensuite, ils pourront apprendre leur langue seconde. Les francophones éduquent leurs enfants dans leur langue maternelle, pourquoi n’est-ce pas la même chose pour les anglophones?" s’insurge-t-il. Du revers de la médaille, plusieurs citoyens ont proposé des solutions de rechange très détaillées au ministre Lamrock, preuve qu’ils ont l’avenir du bilinguisme au Nouveau-Brunswick à coeur. Nombreuses sont les suggestions pour que le programme, plutôt qu’être aboli, soit consolidé et que des ressources supplémentaires soient mises à la disposition des enseignants et des élèves. "Kelly Lamrock a commis une erreur monumentale. Le programme d’immersion n’a pas à être aboli, mais amélioré. Mais comment y arriver dans un secteur qui est constamment sous-financé, année après année?" demande un citoyen. "J’ai gradué de l’école dans le programme d’immersion tardive et même si j’étais celle qui réussissait le mieux, j’ai désormais honte de parler français avec mes voisins. Voilà pourquoi l’immersion précoce est bien plus efficace que l’immersion tardive", affirme une citoyenne. Bref, bien qu’un nombre non négligeable de citoyens aient profité de cette tribune pour signaler leur approbation quant aux changements proposés par le ministère l’Éducation, il semble, d’après ces commentaires, que les opposants, ceux qui souhaitent que l’immersion précoce au Nouveau-Brunswick demeure, soient plus nombreux. Il reste désormais à savoir vers quel côté de la balance penchera le gouvernement le 5 août.
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