|
Le Nord a besoin de deux instituts, selon le Campus de Shippagan
Mise à jour le jeudi 03 juillet 2008
Par: Jean-Mari Pître
SHIPPAGAN - Pour l'Université de Moncton, campus de Shippagan, ce n'est pas tellement l'emplacement de l'Institut d'apprentissage appliqué et de formation (IAAF) du Nord qui importe, mais bien la quantité de ces instituts dans le Nord.L'Université de Moncton, campus de Shippagan, ne souhaite pas prendre position dans le dossier de l'emplacement de l'IAAF du Nord, selon la vice-rectrice, Jocelyne Roy-Vienneau. L'institution mise sur un dossier plus pressant. "Avant de savoir où sera localisé l'Institut, il faudrait qu'on examine la possibilité d'avoir deux instituts, un institut dans le Nord-Ouest et un institut dans le Nord-Est. Je pense que le débat doit surtout se situer à ce niveau-là, à ce moment-ci."Pour Mme Roy-Vienneau, le gouvernement fait fausse route en n'établissant qu'un de ces centres dans tout le nord de la province, alors que les besoins et les réalités ne sont pas les mêmes, d'ouest en est. "Je trouve que le Nord-Est et le Nord-Ouest ont des dynamiques différentes et je pense que si on veut vraiment se rapprocher des communautés d'affaires, que ces instituts soient près des communautés d'affaires, des communautés d'intérêts, on aurait avantage à ce qu'ils aient un institut dans le Nord-Est et dans le Nord-Ouest." En ce qui concerne l'endroit où l'Institut sera situé, Mme Roy-Vienneau précise que l'institution qu'elle représente se dit heureuse de la création de ces structures et se dit prête à travailler de concert avec elles, peu importe où elles seront situées. L'Association des anciens et amis de l'Université de Moncton, campus de Shippagan, partage cet avis, mais avec certaines nuances. "Les recteurs des universités et les représentants des collèges communautaires avaient recommandé deux instituts dans le Nord, un pour l'Ouest, et un pour l'Est. Maintenant, dans l'Est, ça sera un autre débat pour savoir où il va être. "C'est sûr que ce serait bien si c'était à Shippagan. Ce serait peut-être normal. Mais pour le moment, on essaie d'avoir deux instituts pour le Nord", propose l'agent de développement de l'Association, Raymond Chiasson. Ce dernier se montre très méfiant en ce qui concerne le facteur linguistique. Il est d'avis que la ou les structures du Nord devraient être unilingues francophones, selon la même logique voulant que celle du Sud, à Saint-Jean, soit unilingue anglophone. jean-mari.pitre@acadienouvelle.com
|