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Miramichi: jusqu’à 8000 patients pourraient intenter un recours collectif
Mise à jour le vendredi 25 juillet 2008
Par: Ébacher, Jessica
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Photo : L’Acadie Nouvelle, archives.
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DIEPPE - Des centaines, voire des milliers de patients pourraient s’ajouter à la cinquantaine de personnes qui font déjà partie d’un probable recours collectif visant la Régie de la santé de Miramichi, relativement au travail du pathologiste Rajgopal Menon.Un avis de poursuite judiciaire contre la Régie de la santé 7 a été déposé cette semaine en Cour du Banc de la Reine à Miramichi. Avant que le processus judiciaire ne soit enclenché, le juge doit déterminer si les critères répondent aux exigences nécessaires pour que la cause soit traitée comme un recours collectif. L’avocat néo-écossais Ray Wagner espère avoir une réponse à cet effet d’ici la fin de l’année. Ce dernier s’attend à ce que cinq à huit mille personnes s’ajoutent au groupe. Si le juge accepte de traiter la cause comme un recours collectif, une annonce sera publiée dans des journaux pour en informer la population et pour indiquer aux personnes concernées qu’elles disposent d’un certain temps pour soumettre leur demande."En vrai, chaque personne dont la biopsie est en révision peut se joindre au recours collectif", a laissé tomber l’assistant de l’avocat, Victor Lewin. Même si le résultat de la révision d’un diagnostic s’avère être le même que Dr Menon avait fait, la personne concernée pourrait réclamer des dommages-intérêts pour avoir souffert d’anxiété, d’incertitude et de stress pendant l’attente. "Chaque personne qui a eu une biopsie, maintenant, ne sait pas si ses tests ont été bien faits ou non", a-t-il ajouté. Dans le cas où le diagnostic serait erroné, les dommages pourraient être considérables. Par exemple, si un diagnostic du pathologiste de Miramichi indiquait à tort qu’il n’y avait pas de présence de cancer et que le patient concerné n’aurait pas reçu les traitements adéquats, ou si, à l’inverse, Dr Menon aurait décelé un cancer alors qu’il n’y en avait pas et que des traitements auraient été donnés sans bonne raison. "Plus il y a de gens, plus le recours sera grand", a souligné M. Lewin. L’avis de poursuite indique que la Régie de la santé était responsable de l’embauche de Rajgopal Menon et que le travail mal fait de ce dernier a mené à la révision des 24 000 tests traités par celui-ci de 1995 à 2007. Il mentionne également que la direction a ignoré ou sous-estimé les mises en garde d’anciens employés du service de pathologie. Selon Me Wagner il est difficile de dire combien de temps nécessitera le processus, mais admet que quelques années pourraient s’écouler avant que le résultat soit connu. Quant à la compensation financière que les plaignants pourraient toucher, l’avocat évite de se prononcer. Il cite toutefois en exemple un cas semblable à Terre-Neuve, pour lequel le règlement pourrait atteindre les 10 millions $. Ray Wagner a rappelé que la Commission d’enquête sur le service de pathologie de l’Hôpital de Miramichi ne se penchera pas sur les poursuites possibles. Les conclusions de cette dernière ne pourront pas être utilisées dans le cadre d’un recours collectif. Les informations dévoilées lors des audiences et les témoignages des témoins donneront toutefois de bonnes pistes aux avocats responsable du recours collectif.
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