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Dette étudiante: le N.-B. se tourne vers Ottawa
Mise à jour le vendredi 25 juillet 2008
FREDERICTON - L'Alliance étudiante du N.-B. (AÉNB) veut s'assurer que les étudiants n'auront pas à assumer les coûts occasionnés par la mise au rancart de la Fondation canadienne des bourses d'études du millénaire, qui offrira ses bourses pour la dernière fois cette année.

Les étudiants néo-brunswickois sont déjà parmi les plus endettés au pays. C'est pourquoi ils craignent les incidences de la fin du programme, qui aide financièrement quelques milliers d'étudiants de la province chaque année.

Le gouvernement provincial a promis d'entamer des discussions avec le gouvernement fédéral en vue de restaurer cette source de financement importante pour les étudiants du N.-B.

Une rencontre entre le ministre provincial des Finances, Victor Boudreau, et son homologue fédéral, James Flaherty, aura donc lieu au courant de l'été.

C'est dans ce contexte que l'AÉNB a rencontré le ministre Boudreau et le ministre de l'Éducation postsecondaire, Ed Doherty, mercredi.

"Nous voulons nous assurer que le trou en financement occasionné par la perte de la Fondation du millénaire va être remplacé par d'autre argent", a dit Duncan Gallant, président de l'AÉNB.

Cet autre argent pourrait provenir du gouvernement fédéral. Mais si les discussions entre le ministre Boudreau et le ministre fédéral Flaherty se révélaient infructueuses, M. Gallant espère que le gouvernement provincial prendra quand même ses responsabilités envers les étudiants.

"Peu importe l'issue de la rencontre, il va falloir faire quelque chose, parce que la situation au N.-B. ne peut pas rester telle qu'elle est", dit-il, rappelant que l'étudiant néo-brunswickois moyen a une dette de 32 000 $ en quatre ans d'étude, alors que la moyenne canadienne se situe à 24 000 $.

M. Gallant a rappelé que le rapport de la Commission sur l'éducation postsecondaire avait proposé d'imposer un plafond à la dette étudiante, une mesure qui n'a pas été retenue par la province.

"Les commissaires ont dit que si le gouvernement du N.-B. veut faire figure de chef de file et ramener la dette étudiante au niveau national, il doit imposer un plafond de la dette à 6000 $ par année par étudiant", relève-t-il.

Selon lui, limiter la dette étudiante à 6000 $ par année ne nécessiterait pas un si grand investissement de la part du gouvernement provincial, car l'argent proviendrait en partie d'une meilleure gestion des fonds disponibles. - MHE

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