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Des bonis pour la direction d’Énergie NB
Mise à jour le vendredi 25 juillet 2008
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Photo : L’Acadie Nouvelle, Charles-Antoine Gagnon.
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FREDERICTON - Énergie NB hausse la rémunération de sa haute direction et remet en place les bonis de performance pour ces mêmes individus. Ceci s’inscrit dans les dix indicateurs de rendement que la société énergétique se fixe.En vertu de cette nouvelle politique, le président d’Énergie NB recevra un salaire variant entre 350 000 $ et 400 000 $ par année. David Hay, qui préside actuellement les destinées de la société d’État, reçoit un salaire de 340 825 $. L’échelle salariale pour les huit autres membres du bureau de direction sera entre 160 000 $ et 230 000 $.Les neuf principaux directeurs d’Énergie NB pourront recevoir des bonis allant jusqu’à 25 % de leur salaire si la société énergétique atteint les objectifs de rendement qu’elle s’est donné. Pour le président de la société, à titre d’exemple, le boni au rendement pourrait donc atteindre 100 000 $. Parmi les autres indicateurs de rendement, il y a la réduction de deux millions de tonnes des gaz à effet de serre d’ici 2012, limiter à 3 % en moyenne les hausses tarifaires d’ici 2010-2011 et participer activement comme agent de développement économique. Le conseil d’administration de la société est demeuré vague dans ses explications quant à savoir comment il évaluera qui recevra combien, et quand. Ed Barrett, membre du conseil d’administration d’Énergie NB, a cependant précisé que les indicateurs de rendement sont des cibles qui ne seront pas faciles à atteindre dans le contexte économique actuel et les prix des carburants. "Le secteur de l’énergie requiert des personnes avec de grandes habiletés et compétences. C’est un secteur très concurrentiel où chacun veut s’arracher ces individus", a mentionné M. Barrett. "Le conseil d’administration croit que les bonis au rendement assureront la meilleure chance d’atteindre du succès pour Énergie NB et le succès d’Énergie NB est essentiel au succès de tous les Néo-Brunswickois", a continué M. Barrett. Les bonis au rendement avaient été éliminés en 2005 par l’administration Lord. Le leader de l’opposition, Jeannot Volpé, a dénoncé le retour des bonis pour la haute direction d’Énergie NB. "Il n’y a rien de nouveau par rapport à l’époque. La décision sur Pointe Lepreau fut faite en 2005, tout comme l’utilisation du pet-coke comme carburant et l’implantation d’éoliennes", a noté M. Volpé, précisant que c’est le client d’Énergie NB qui paiera la facture. Le ministre de l’Énergie, Jack Keir, semble endosser la décision du conseil d’administration quant à la rémunération de sa haute direction, selon ses propos publiés dans un communiqué. "Je suis heureux que les niveaux de rémunération de l’équipe de cadres supérieurs correspondent toujours à ceux des fournisseurs de service public des provinces et États voisins, et que les indicateurs clés du rendement fassent en sorte que l’attribution des primes repose sur des critères de rendement rigoureux", a mentionné le ministre Keir.
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