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Bathurst: une mauvaise blague cause tout un émoi
Mise à jour le vendredi 25 juillet 2008
Par: Béatrice Seymour
BATHURST - Deux jeunes filles mineures de la région Chaleur s’en tirent avec une sévère remontrance après avoir tenu en haleine pendant plusieurs jours la Police municipale de Bathurst concernant le supposé meurtre d’un enfant.Toute cette affaire a connu un dénouement, qu’on pourrait qualifier d’heureux, puisqu’il s’est avéré qu’elle était sans gravité et qu’elle a pris naissance à cause des espiègleries de deux mineures. Elles ne pensaient probablement pas que leurs actes prendraient de telles proportions et impliqueraient autant de monde dans cette enquête.Le 12 juillet, une photo d’un enfant - impossible de distinguer sans aucun doute s’il s’agissait d’une fille ou d’un garçon - a été retrouvée par une femme sur le site du cirque qui était de passage sur la rue Sainte-Anne, à Bathurst. À l’endos de cette photo se trouvaient des commentaires pour le moins effrayants. Un nom était écrit sur le cliché. "Il était inscrit que la personne avait été vue pour la dernière fois en mai 2008, qu’elle avait été violée et assassinée. Il y avait des inscriptions assez troublantes de choses qui auraient été faites à cette jeune personne, dans le genre tortures", raconte le gendarme Stéphane Roy, de la Police municipale de Bathurst. Bien entendu, les policiers ont pris l’affaire très au sérieux et ont démarré une enquête qui a inclus des organismes comme Missing Children’s Society of Canada afin d’identifier l’enfant. "Avec l’assistance d’un laboratoire aux États-Unis, nous avions fait agrandir la photo. On pouvait aussi voir le visage d’une demoiselle également dans le reflet d’un miroir", a indiqué Stéphane Roy. Lundi, la mère d’une des jeunes filles a eu vent qu’une enquête était en cours à ce propos. Comme elle savait que sa fille et une de ses amies s’amusaient à faire ce genre de plaisanteries, elle l’a confrontée à ce sujet. Les jeunes filles ont finalement avoué que c’étaient bien elles qui étaient à l’origine de toute cette affaire. Elles avaient pris une photo dans Internet et s’en étaient servies pour monter ce canular. La Police de Bathurst les a rencontrées le lendemain pour leur faire la morale. "Elles avaient préparé ces notes en pensant que ce serait drôle, mais ça a quand même suscité une enquête policière assez approfondie. Avec les problèmes d’enlèvement qui existent, on ne sait jamais; donc, il faut tout le temps qu’on prenne ces affaires au sérieux", dit le gendarme Roy. Aucune accusation ne sera déposée contre les deux filles parce qu’elles n’ont pas de casier judiciaire. "Elles n’ont jamais été dans le trouble avec la loi et vu leur âge, elles ont donc reçu un avertissement verbal. Elles ont aussi exprimé un sincère regret pour leurs gestes", a relaté le gendarme.
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