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Weir et Ames veulent mettre fin à une disette canadienne de 53 ans
Mise à jour le jeudi 24 juillet 2008
Par: Chris Johnston
OAKVILLE, ONTARIO - Un jour sans doute, un détenteur d'un passeport canadien remportera le championnat national de golf du pays. Seulement deux hommes ont réussi l'exploit depuis 1914 et aucun d'eux n'est en mesure, aujourd'hui, de relater les plus beaux moments de leurs victoires.Ce qui laisse Mike Weir, Stephen Ames et 17 autres Canadiens à devoir se débrouiller par eux-mêmes pour trouver la recette secrète, à la veille de l'Omnium canadien RBC qui s'amorce aujourd'hui à Glen Abbey. "Quelqu'un réussira l'exploit un de ces jours, que ce soit un golfeur de ma génération ou un jeune espoir, a opiné Weir après avoir participé à un tournoi pro-am hier. Ce serait bien pour le golf au Canada si l'un d'entre nous y parvenait."Les golfeurs canadiens se font parler de cette longue disette chaque fois qu'ils se préparent pour l'événement. Aujourd'hui, ils savent tous que Pat Fletcher est le dernier joueur originaire du pays à avoir remporté le tournoi, en 1954. Richard Zokol est bien placé pour parler du phénomène. En 1987, il partageait le premier rang avant le début du parcours final avant de présenter une carte de 75 et voir Curtis Strange soulever le trophée commémoratif. Zokol se souvient encore du moment où il a marché dans l'allée du premier trou et a vu de nombreux amateurs agiter des drapeaux canadiens. C'est là qu'il a réalisé toute l'ampleur du défi qui se présentait à lui. Vingt-et-un ans ont passé et les amateurs de golf du Canada attendent encore de voir l'un de leurs compatriotes mettre la main sur le titre. "Chaque année, la tâche est de plus en plus difficile, soutient Zokol. Un de ces jours, quelqu'un devra faire face à la pression et réussir." Mais Zokol ne voit pas arriver ce jour tant qu'il n'y aura pas un plus grand nombre de golfeurs canadiens au sein de la PGA. A moins que la "foudre ne s'abatte" sur le terrain. Et de la façon dont la semaine a commencé, peut-être est-ce bon signe. Glen Abbey a été inondé par près de 200 millimètres de pluie depuis la fin de semaine, résultat d'une série de dépressions qui ont traversé la grande région de Toronto. Le tournoi pro-am d'hier a dû être interrompu pendant quelques heures à cause de forts orages. Ames s'est présenté au centre de presse au pire de la tempête, et on a dû hausser le volume du micro afin que la voix du golfeur de Calgary puisse dominer les coups de tonnerre. Ames se demandait si le terrain serait praticable pour les joueurs devant prendre le départ à compter de 7 h ce matin. "Le parcours est plutôt détrempé, malheureusement, et le temps actuel va empirer la situation", a affirmé Ames.
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