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Les Néo-Brunswickois ont surtout migré vers l’Ontario
Mise à jour le jeudi 24 juillet 2008
Par: Gagnon, Charles-Antoine
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Photo : L’Acadie Nouvelle, archives.
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FREDERICTON - Contrairement à la croyance populaire, c’est l’Ontario, et non l’Alberta, qui a le plus profité de la migration des Néo-Brunswickois au cours des dernières années, révèle Statistique Canada.Selon une étude sur la migration interprovinciale rendue publique hier par l’agence fédérale, 11 395 Néo-Brunswickois ont pris la route de l’Ontario entre 2001 et 2006 comparativement à 7760 qui ont choisi l’Alberta et ses sables bitumineux. Le N.-B. enregistre d’ailleurs un solde migratoire négatif (soit plus de gens qui sortent de la province qu’il en arrive) à l’égard de toutes les provinces et territoires canadiens entre 2001 et 2006.De 1996 à 2001, toutefois, le N.-B. présentait un solde migratoire positif contre quatre juridictions canadiennes, c’est-à-dire que plus de personnes de ces provinces et territoires avaient déménagé au N.-B. que de Néo-Brunswickois avaient quitté pour ces quatre régions, soit Terre-Neuve-et-Labrador, la Colombie-Britannique, le Yukon et le Nunavut. L’analyse de Statistique Canada indique qu’un total de 42 185 personnes ont fui la province durant la période intercensitaire 2001 à 2006 tandis que 31 570 Canadiens d’ailleurs au pays se sont établis dans la province durant cette même période. Il s’agit donc ici d’un solde migratoire négatif de -10 615 citoyens pour le N.-B., soit 1,5 % de l’ensemble de la population. Entre 2001 et 2006, le solde migratoire était lui aussi négatif (-8430) tout comme entre 1991 à 1996 (-1965). La perte de citoyens entre 2001 à 2006 est la plus importante des 35 dernières années, a fait remarquer Patrice Dion, de la division démographie chez Statistique Canada. Le N.-B. est la province qui affiche la pire performance en Atlantique au chapitre de la perte de citoyens à la faveur d’autres provinces. Le ministre responsable du Secrétariat à la croissance démographique, Greg Byrne, concède que la province fait face à des défis en matière d’immigration et de rétention de la population. C’est pour trouver des solutions visant à renverser la tendance que l’organisme a été créé, a noté M. Byrne. "Nous avons effectué plusieurs missions en Ontario (Toronto et Ottawa) afin de rapatrier les Néo-Brunswickois en leur parlant des occasions d’emplois qui existent ici. Nous devons être très proactifs à cet égard", a entre autres mentionné le ministre Byrne.
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