|
Le taxi hybride: une rareté
Mise à jour le jeudi 24 juillet 2008
MONCTON - Un seul taxi, sur les 250 qui roulent à Moncton, est hybride. Il s'agit de la voiture 73 de la compagnie Air Cab, celle de Sue Seaman.Mme Seaman a acheté une Toyota Prius (voir photo en page une) usagée, il y a à peine quelques mois, d'un concessionnaire de Montréal. "Elle est confortable, il y a de la place pour les bagages et pour les passagers. Je n'ai que de bons commentaires de mes clients", dit-elle.Mais surtout, sa consommation d'essence, qui a beaucoup chuté, l'a aidée à augmenter ses revenus. "Lorsque j'avais une fourgonnette Oldsmobile, 25 % de mon revenu allait à l'achat d'essence. Ça ne comprenait pas les réparations, l'entretien du véhicule. Maintenant, le pourcentage se situe peut-être à 7 %. J'utilise quatre fois moins d'essence qu'avec mon ancienne fourgonnette", estime-t-elle. Avant de faire son achat, Mme Seaman a étudié la question en profondeur. "Je savais que plusieurs compagnies de taxis possédaient des hybrides, en particulier des Prius. J'ai téléphoné une compagnie de Vancouver, qui possédait 40 Prius. Ils ont trouvé que l'entretien était moins coûteux, et ils veulent en acheter plus. C'était assez pour me convaincre", explique-t-elle. Malgré les bons commentaires de Mme Seaman, il semble que peu de chauffeurs ont dans l'idée d'imiter sa décision. "Je n'en entends pas parler, affime Tim A'hearn, gérant chez Air Cab. Et si j'avais à deviner pourquoi les chauffeurs choisissent de rester avec des voitures conventionnelles, je dirais que c'est le prix d'achat qui les influence, tout simplement". - MHE
|