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Mise à jour le jeudi 24 juillet 2008
DIEPPE - Alors, qui a tué la voiture électrique? Si l'on se fie à deux chroniqueurs automobiles du Devoir, ce ne sont pas les compagnies pétrolières, tel que le veut la rumeur.Philippe Lagüe, chroniqueur automobile, ne croit pas que les lobbies pétroliers soient à blâmer, si l'on n'a toujours pas de véhicule électrique sur le marché "Je ne crois pas au grand complot. Le lobby pétrolier est un lobby puissant, mais ça reste un lobby. Je crois plutôt que les constructeurs sont inscrits à la bourse, et ont des comptes à rendre à leurs actionnaires. Ce sont des modèles très chers à produire, et dont les gens ne voulaient pas, jusqu'à tout récemment. C'est pour ça qu'ils n'en produisent pas!", soutient M. Lagüe.D'ailleurs, on pourrait se poser la même question au sujet des hybrides. Pourquoi sont-elles si difficiles à obtenir? En ce moment, beaucoup de concessionnaires ne peuvent satisfaire la récente croissance de la demande. Les listes d'attentes pour en obtenir une sont parfois de plusieurs mois. Pascal Boissé, aussi chroniqueur au Devoir, fournit à ce sujet une réponse semblable à celle de M. Lagüe. "Les hybrides sont un accessoire publicitaire. Les constructeurs perdent de l'argent en produisant des hybrides, mais ils mettent ces pertes dans la colonne "relations publiques" de leur budget. Une compagnie ne fera pas exprès de générer des pertes massives. Elle fabrique ce qui est suffisant, et pour le reste, elle continue de fabriquer des VUS", explique M. Boissé. Il croit qu'il faudra que les constructeurs soient certains que cette demande se maintiendra à long terme, pour qu'ils amorcent une production de masse de voitures hybrides. "Ça prend au moins quatre ans pour changer à ce point de direction, et ouvrir une usine est un investissement de l'ordre de 3 milliards $", souligne-t-il. - MHE
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