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Barack Obama prône la paix au Proche-Orient
Mise à jour le jeudi 24 juillet 2008
Par: Associated Press
JÉRUSALEM - Barack Obama s'est livré à un exercice d'équilibriste au Proche-Orient, hier, en réaffirmant la force des liens israélo-américains, tout en assurant les Palestiniens de son soutien à la création d'un État indépendant. Le candidat démocrate à la Maison-Blanche se pose en partenaire de paix des deux camps.La tâche était délicate, surtout pour un homme politique de 46 ans, peu aguerri aux affaires étrangères, et dont les déclarations de campagne ont soulevé des inquiétudes des deux côtés. Au lendemain de l'attaque de civils par un Palestinien à Jérusalem, la tension était en outre très forte dans la région. Les Israéliens craignent, qu'en cas d'élection, Barack Obama ne les force au compromis avec les Palestiniens, et s'inquiètent des racines musulmanes de sa famille, même si le sénateur de l'Illinois est chrétien pratiquant. D'autres Israéliens voudraient pour leur part que Washington oblige l'État hébreu à respecter ses engagements à cesser toute construction et démanteler les avant-postes de colonies juives.Quant aux Palestiniens, ils n'ont pas apprécié les propos du candidat sur le caractère indivisible de Jérusalem, où ils veulent installer leur capitale. Aux premiers, le candidat a répondu, hier,qu'il était venu "réaffirmer la relation spéciale entre Israël et les États-Unis" et son "attachement indéfectible à la sécurité d'Israël". Il a multiplié les symboles, portant la kippa, déposant des fleurs au mémorial aux victimes du génocide nazi de la Seconde Guerre mondiale, Yad Vashem, et en rendant visite à une famille de Sderot. Cette petite ville du sud de l'État hébreu était régulièrement frappée par des roquettes palestiniennes tirées depuis la Bande de Gaza, jusqu'à la trêve du 18 juin. Se tenant devant des centaines de roquettes usagées, Barack Obama a déclaré que "cette terreur est intolérable". "L'Amérique doit toujours défendre le droit d'Israël à se défendre contre ceux qui menacent son peuple", a-t-il poursuivi, plaidant pour la négociation avec les Palestiniens modérés mais jugeant "difficile" de parler avec le Hamas. Plus tôt dans la journée, à Jérusalem, Obama a rencontré de nombreux responsables israéliens, faisant forte impression sur Shimon Pérès par sa connaissance du dossier régional, selon un conseiller du président ayant requis l'anonymat. "Il a dit qu'il venait pour écouter et apprendre." Le candidat a aussi discuté avec le ministre de la Défense, Ehoud Barak, et le chef de l'opposition parlementaire de droite, Benyamin Nétanyahou. Au cours de ces échanges, Barack Obama a notamment évoqué le programme nucléaire de l'Iran, l'ennemi juré d'Israël. De nombreux Israéliens s'étant émus de sa récente prise de position en faveur du dialogue avec Téhéran, il a expliqué devant les journalistes qu'il fallait empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
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