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Une bouée de sauvetage pour l'IRZC
Mise à jour le samedi 19 juillet 2008
SHIPPAGAN - Peu importe ce que les divers intervenants ont pu en dire, le gouvernement provincial a lancé ce qui a tout l'air d'une bouée de sauvetage, hier, à l'Institut de recherche sur les zones côtières de Shippagan.Le ministre de l'Agriculture et de l'Aquaculture, Ronald Ouellette, a accordé une somme de 387 000 $ à cette institution, montant puisé à même le Fonds de développement économique de la Péninsule acadienne, ce qui en "assurera le développement continu". Le ministre a également profité de sa présence au Centre marin et Aquarium du Nouveau-Brunswick, à Shippagan, pour allonger un demi-million $ afin de soutenir le secteur aquacole de la province.L'Institut de recherche sur les zones côtières (IRZC) a été fondé en 2005. Après un départ intéressant, le centre a dû ajuster son rythme de travail à celui d'une industrie saisonnière des pêches. Ainsi, durant l'hiver, la direction a été obligée de mettre temporairement à pied une partie des quelque 40 employés. Des réunions d'urgence, avec plusieurs intervenants politiques, ont également alimenté les rumeurs voulant que l'Institut ait éprouvé des ennuis financiers au cours de la dernière année. M. Ouellette a refusé d'emprunter le mot "survie" pour expliquer cette contribution. Il a néanmoins admis, du bout des lèvres, que le centre avait de sérieux problèmes d'argent. "La direction de l'Institut a demandé l'appui de la province pour l'aider à prendre soin de ses ennuis financiers et pour que leur travail puisse continuer. Sans cet argent, il aurait pu y avoir des problèmes d'opération. Cela aurait occasionné des mises à pied, ce qui aurait provoqué des ralentissements dans la recherche", a fini par avouer le ministre de l'Agriculture et de l'Aquaculture, qui croit toujours que l'IRZC est un pôle d'excellence en matière de recherche et de diffusion scientifique. La présidente du conseil d'administration de l'IRZC, Jocelyne Roy-Vienneau, mentionne que l'aide de la province servira notamment à préparer un plan stratégique étalé sur cinq à 10 ans et un autre de marketing pour le centre de Shippagan, au budget d'opération de 2,3 millions $. "Ça va assurer le développement de notre Institut. Nous allons pouvoir rayonner davantage et nous irons chercher de nouveaux partenaires à moyen et à long terme. C'est comme ça que notre Institut fonctionne", estime-t-elle. Mme Roy-Vienneau prétend que le centre n'était pas en train de couler, malgré les problèmes récents. Cependant, elle a admis que le ralentissement de l'hiver, qui coïncide avec la saison morte de l'industrie des pêches, a forcé la direction à prendre certaines décisions restrictives temporaires. "Notre Institut est lié à des activités saisonnières. Plus nous irons chercher des projets de recherche, financés par des bailleurs de fonds importants, moins nous serons dépendants de ces fluctuations. Nous voulons un centre qui fonctionne à 100 % à l'année", continue Mme Roy-Vienneau. real.fradette@acadienouvelle.com
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