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Défendre les droits des prostituées
Mise à jour le lundi 30 juin 2008
Par: Christian Chaloux
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Photo : L’Acadie Nouvelle, Christian Chaloux.
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CAMPBELLTON - Le Conseil consultatif sur la condition de la femme du Nouveau-Brunswick (CCCFNB) prendra position, au cours du prochain mois, pour venir en aide aux prostituées et défendre leurs droits en tant que femmes dans la société.Le conseil a demandé à deux spécialistes du sujet, Leslie Ann Jeffrey et Gayle MacDonald, auteur du livre Sex Workers in the Maritime Talk Back, de venir parler de leur expérience pendant une conférence donnée à Campbellton, jeudi midi. Les deux professeurs d’université ont interrogé une soixantaine de prostituées pour connaître leur histoire, dans trois villes des Maritimes."La première question est de savoir pourquoi elles font ça comme métier. Et l’argent arrive en tête de liste", a dit l’une des coauteures de l’étude, Gayle MacDonald. Mais ce n’est pas tout. L’autonomie, la souplesse dans les horaires de travail et gagner sa vie de manière autonome entre en ligne de compte pour ces travailleuses. "Le sujet est complexe et nous voulions nous éduquer en faisant venir des spécialistes. Nous allons avoir la chance d’en apprendre plus et développer une position", a déclaré Ginette Petitpas-Taylor, présidente du Conseil consultatif sur la condition de la femme au Nouveau-Brunswick. "Au mois de mars, nous avons été à Saint-Jean pour rencontrer des gens qui aident les travailleuses du sexe afin d’établir une position. On veut s’assurer d’avoir une approche féministe qui soutient les femmes. On veut que tout le monde se sente à l’aise. Notre position reflétera ce que les travailleuses du sexe nous disent. La grande majorité des gens qui travaillent dans ce domaine sont des femmes", a-t-elle ajouté. Le livre, paru en 2006, donne de bonnes pistes de ce que recherche le Conseil consultatif comme droits pour les femmes, mais ce n’est pas la seule option qui sera explorée au cours des prochains mois. "Il y en a plusieurs. On va regarder le pour et le contre. On n’a pas encore pris de décision, car c’est un gros sujet qu’on doit explorer", a dit Mme Petitpas-Taylor. Le Conseil consultatif sur la condition de la femme a comme mission de faire des recommandations au gouvernement et de réviser les politiques qui touchent toutes les femmes au N.-B. "On n’a pas élargi notre mandat comme tel. Ces femmes sont souvent oubliées dans notre société, et la perception est souvent négative. Je pense que le moment est opportun pour étudier la question", a déclaré la présidente du Conseil, Ginette Petitpas-Taylor. christian.chaloux@acadienouvelle.com
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