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Pauvre Jessica...
Mise à jour le samedi 14 juin 2008
Pendant combien de temps Jessica Alba pourra-t-elle continuer de berner le public?Vedette des journaux à potins et des émissions de variétés, populaire comme pas une auprès des adolescents, porte-parole de plusieurs produits cosmétiques, habituée des tapis rouges et des célébrations glamours, Mme Alba vit à l'étage supérieur dans la hiérarchie hollywoodienne. Malheureusement, trop de gens, aveuglés par la silhouette et le joli minois de Mme Alba, ne semblent pas réaliser que la jeune femme de 28 ans est loin d'être une grande comédienne. Chaque fois que j'écoute un film dans lequel Jessica Alba fait partie de la distribution, ces sages paroles de Julia Roberts (alias Anna Scott dans Nothing Hill) me reviennent en tête.Roberts, qui y incarne une comédienne à succès, affirme "un jour, mon apparence va s'effriter et les gens vont réaliser que je ne sais pas jouer. Je deviendrai alors une femme triste qui ressemble un peu à quelqu'un qui a déjà été célèbre." Si la tendance se maintient, c'est probablement l'avenir auquel Jessica Alba doit se préparer. Il y a une dizaine de jours, The Eye a été lancé en DVD. Alba y campe le rôle d'une jeune femme qui voit des fantômes après avoir subi une greffe de cornée. Un critique a d'ailleurs écrit que "Jessica Alba n'a pas l'étoffe pour supporter tout le poids d'un film sur ces épaules. Même un film aussi mauvais que The Eye". La semaine prochaine, on pourra la voir dans la comédie The Love Guru, avec Mike Myers. La bande-annonce promet un incommensurable navet dans lequel Jessica Alba jouera la belle fille de service. Deux exemples qui démontrent que la brunette aurait intérêt à se trouver un nouvel agent au plus vite, si elle souhaite donner un semblant d'élan à ce qui peut difficilement être qualifié de carrière. Au cours des dernières années, on l'a vue uniquement dans des comédies, des films fantastiques et des thrillers/films d'horreur - les trois pires genres pour une comédienne qui souhaite se bâtir une réputation. Bref, son CV est unidimensionnel. À part pour lui confier des rôles de poule de luxe, de copine éprouvée, de fille terrifiée ou de femme invisible (aucun grand rôle de composition, vous en conviendrez...), aucun studio n'ose miser sur elle. Preuve que son étoile est bien pâle, elle a été en nomination aux Razzie Awards en 2006 (Fantastic Four, Into the Blue) et en 2008 (Awake, Fantastic Four 2 et Good Luck Chuck), au titre de... pire comédienne. Le temps commence à presser pour Jessica. Si elle continue d'accumuler les échecs, elle risque d'être rapidement reléguée au monde de la télévision, moins glamour, plus exigeant et, surtout, moins payant que celui du cinéma. Mais la mission n'est pas impossible. Avant elle, Charlize Theron, Halle Berry et Kirsten Dunst, notamment, ont réussi à ajouter la dimension "comédienne sérieuse" à un pedigree qui a longtemps reposé sur leur physique. Jessica Alba dans un drame, incarnant une femme forte et déterminée, peut-être un jour, qui sait. patrice.cote@acadienouvelle.com
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