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Un plan de redressement coûteux pour deux usines de textile
Mise à jour le vendredi 09 mai 2008
CARAQUET - Le plan de redressement des usines de textile Atlantic Yarns d'Atholville et de Fils Fins Atlantique de Pokemouche propose que le gouvernement provincial fasse une croix sur le remboursement d'environ 6 millions $ en prêts divers.Il suggère aussi que le paiement de plus de 1,6 million $ en taxes foncières des deux entreprises ne reprenne qu'en janvier 2009 et qu'il soit étalé sur 36 mois. Parmi les autres détails inclus entre cette tentative d'entente entre les créanciers et les propriétaires, ces derniers auraient à injecter 20 millions $ afin de payer une partie de leurs dettes qui sont de plus de 107 millions $.Le document a été produit par la firme de syndic PricewaterhouseCoopers, en collaboration avec les propriétaires et les créanciers. Il a été remis au bureau de Saint-Jean du syndic au début avril. Le plan devra être approuvé par la Cour du Banc de la Reine de Saint-Jean, le 27 mai. Les propriétaires des deux usines de textile ont demandé la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers le 30 octobre 2007, pour une période initiale de 30 jours. La Cour a ensuite accordé 90 jours additionnels aux deux parties afin de trouver un terrain d'entente qui permettrait de relancer les activités des deux entreprises qui emploient près de 400 personnes. Pat Roy, représentant du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier, n'a pas voulu commenter sur le contenu du plan proposé. Il a par contre réitéré sa confiance de voir Atlantic Yarns et Fils Fins Atlantique reprendre du service très bientôt. "Le plan est bien fait et presque tous les créanciers sont en faveur pour continuer. Nous gardons espoir, mais nous devons encore attendre. Il faut être patients", a-t-il déclaré. Le fait que le gouvernement fédéral doit annoncer sous peu le retrait de la taxe de 15 % sur les produits exportés en Amérique du Sud favorisera l'industrie du textile, ajoute le syndicaliste. Cette mesure restrictive et la force du dollar canadien face à la devise américaine ont fait monter les frais de production de 50 % en 2007. "C'est une bonne nouvelle, car ça signifie des dépenses de moins pour l'employeur", calcule M. Roy. L'industrie du textile dans le nord du Nouveau-Brunswick a régulièrement nécessité l'intervention du gouvernement provincial. Depuis l'arrivée d'Atlantic Yarns et de Fils Fins Atlantique en 2001, Fredericton a injecté près de 80 millions $ sous forme de subventions ou de prêts, soit pour en favoriser l'implantation ou alors pour sauver les meubles.
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