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Mes prédictions III
Mise à jour le vendredi 09 mai 2008
L es sceptiques seront confondus. Si le fait de retrouver les Red Wings de Detroit et les Penguins de Pittsburgh en finale d’association n’a rien de surprenant, la présence des Stars de Dallas et, surtout, des Flyers de Philadelphie, elle, ne tombe pas du tout sous le sens.Si j’ai eu des airs de visionnaire en première ronde des séries de la LNH (six bonnes prédictions sur huit), on ne peut en dire autant au deuxième tour, alors que les Wings, les Stars et les Flyers m’ont fait mentir. Ça m’apprendra à faire confiance à l’équipe de la Croix-Rouge (l’Avalanche du Colorado), à un gardien d’à peine 20 ans (Carey Price) et à un joueur qui n’a jamais rien prouvé en série malgré son immense talent (Joe Thornton).J’avoue que ma réputation et ma crédibilité de devin en ont pris pour leur coup après ce deuxième tour désastreux. Cela ne m’empêchera toutefois pas de vous livrer mes anticipations à propos des deux finales d’association. Pittsburgh (2) c. Philadelphie (6) La finale de l’Association de l’Est va mettre aux prises deux équipes qui roulent à fond de train depuis trois semaines. Les Penguins, pour un, n’ont perdu qu’une seule rencontre depuis le début des séries. De leur côté, les Flyers ont remporté cinq de leurs six derniers affrontements printaniers. La force des Penguins demeure leur dynamisme en attaque. Tour à tour, Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Marian Hossa ont pris les choses en main face aux Rangers et aux Sénateurs. Et force est de constater que depuis le début des séries, ce trio de super vedettes a le don de rendre leurs compagnons de trio meilleurs qu’ils ne le sont réellement (c’est à toi que je pense, Ryan Malone). Les Flyers semblent disposer d’un peu plus de profondeur à l’avant que les Penguins, mais avec des joueurs de la trempe de Crosby et de Malkin, les palmipèdes ont-ils vraiment besoin d’avoir de la profondeur pour gagner? En défensive, les deux équipes se valent. La brigade des Penguins est beaucoup plus mobile (si on fait abstraction de Hall Gill, évidemment), mais celles des Flyers est plus efficace dans sa zone (les Coburn, Jones et Timonen ayant accompli un boulot exceptionnel face aux rapides attaquants du Canadien). La série pourrait se jouer devant le filet. Martin Biron est en train de se faire un nom en ce printemps. Contrairement à Marc-André Fleury, il ne dispose toutefois pas d’une très grande marge de manoeuvre et chaque but que l’ancien des Sabres accorde peut être mortel pour son équipe. La pression est donc très grande sur ses épaules. S’ils veulent l’emporter, les Flyers devront jouer comme ils l’ont fait contre le Canadien, c’est-à-dire en frappant les Penguins chaque fois qu’ils en auront l’occasion et en faisant preuve d’un opportunisme qui défie les lois de la probabilité. Au bout du compte, je prédis une victoire des Penguins en six rencontres, peut-être en cinq. Je me trompe peut-être, mais le bon sens me fait croire que les Flyers sont à court de miracles.
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