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La vie des veuves en Inde
Mise à jour le vendredi 09 mai 2008
Marie-Soleil Lamarre, 11e annéeÉcole Carrefour Beausoleil, Miramichi, N.-B. - Nous ne nous rendons probablement pas assez compte de la chance que nous avons de vivre au Canada. Ici, les deux sexes sont plus ou moins égaux, mais dans certains pays d'Asie et plus particulièrement en Inde, qu'elles soient riches ou pauvres, les femmes n'ont pas la même place dans la société. Tout d'abord, nous devons considérer que la femme indienne appartient à sa belle-famille lorsqu'elle se marie. Aussi longtemps que l'homme est vivant, elle a son rôle; celui de domestique. Mais une veuve est considérée comme une bouche de trop à nourrir, un fardeau, et elle est même vue comme coupable de ne pas avoir su retenir l'âme de son époux sur terre. Ces femmes sont donc jetées à la rue et n'ont d'autre choix que de se rendre à Vrindavan, une ville sainte d'Inde, où elles sont condamnées à mendier pour le reste de leurs jours. Cette ville compte plus de 20 000 veuves, et l'Inde en compte environ 33 millions, et ces nombres vont toujours en augmentant. N'étant pas autorisées à se remarier, ses pauvres femmes sont même rejetées de leurs propres enfants.Les veuves de cette ville ont de 70 à 90 ans pour la plupart, mais il y en a aussi des plus jeunes, qui sont dans la vingtaine. Courbées, se déplaçant péniblement à l'aide d'une canne, ces femmes sont également pauvrement vêtues; on les force même à porter ce que l'on nomme un sari gris, pour pouvoir les reconnaître. On leur rase le crâne pour éviter qu'elles puissent séduire d'autres hommes. Autrefois, les veuves avaient même l'obligation de se jeter elles-mêmes dans le bûcher, ce qui est aujourd'hui interdit. Imaginez la situation; votre mari meurt et votre belle-famille tente de vous empoisonner, par la suite personne ne veut plus vous croiser ou vous regardez, car cela est de mauvais augure. Comptez-vous heureux de vivre dans un pays où il y a une égalité des sexes et pensez à ces pauvres femmes, qui sont condamnées à vivre comme des mortes vivantes.
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