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Trois organismes veulent faire ressortir le bagage culturel des régions
Mise à jour le jeudi 08 mai 2008
Par: Béatrice Seymour
PETIT-ROCHER - Les recommandations du Grand rassemblement des États généraux des arts et de la culture ne sont pas restées lettre morte. À preuve, trois organismes vont développer une stratégie pour rendre leur collectivité plus riche culturellement.En mai 2007, des délégués du milieu artistique accouchaient d’une cinquantaine de recommandations lors de la tenue du Grand rassemblement des États généraux des arts et de la culture, à Caraquet. Ils souhaitaient que toute une collectivité se définisse et se reconnaisse par son bagage culturel.Un an plus tard, trois organismes sont choisis pour mettre en place, d’ici mars 2009, dans le cadre de projets-pilotes, un plan d’action pour que les régions qu’ils représentent grandissent au niveau des arts. Pour le Bureau de suivis des États généraux, il s’agit du concept d’aménagement culturel du territoire. "Cela veut dire, dans une communauté ou dans une région, de travailler ensemble avec une vision commune pour en favoriser le développement par les arts. Le sens de ce projet est de dire: asseyons-nous à une même table, réfléchissons ensemble pour que les arts et la culture occupent une plus grande place", a expliqué René Cormier, le directeur du Bureau de suivis. La Commission de développement régional Chaleur (CDRC), connue pour son implication dans le Festival des mots de Bathurst, organise depuis un an et demi des forums sur les différentes formes d’art dans la région Chaleur. "Nous sommes une région qui a besoin de développement culturel, il ne faut pas se le cacher, malgré le fait qu’il y a de bonnes choses d’accomplies. Mais nous aurions avantage à développer ce volet. Ça rend la vie plus belle et ça encourage les gens à demeurer ou à revenir dans notre région lorsqu’il y a des événements culturels", a confié Gilbert LeBlanc, artiste-sculpteur de Laplante, près de Petit-Rocher. La Ville de Lamèque peut maintenant envisager l’embauche d’un coordinateur pour que son Festival international de musique baroque ne soit qu’un des nombreux événements culturels à se tenir sur son territoire étendu. "Nous sommes extrêmement heureux d’avoir obtenu l’un des trois projets-pilotes dans la province parce que ça va apporter des avantages à court, moyen et long terme. À court terme, nous pourrons embaucher une personne dont la responsabilité sera le développement des arts et de la culture. Elle sera disponible pour les organismes, les artistes. À moyen terme, grâce à cette personne-là, nous allons organiser une vaste consultation populaire pour que les gens nous expliquent ce qu’ils veulent avoir. Donc à long terme, cela va être l’application du plan d’aménagement culturel", a fait savoir Rénald Haché, le maire de Lamèque. La Société culturelle Sud-Acadie (SCSA) a décidé de miser sur la beauté du paysage de ses régions et l’histoire de la pêche qui y est inextricablement liée, avec son projet Célébrons nos quais. "Nous avons marié le paysage de notre environnement avec l’aspect culturel. Nous ne sommes pas allés chercher nos plages, mais nos quais, que nous avons mis de côté trop longtemps. Nous avons de beaux quais et de belles histoires que nous devrions faire valoir", précise Joanne LeBlanc Skyrie, de la SCSA. Pour Lise Ouellette, la directrice générale de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, les communautés ne peuvent que gagner en dynamisme avec de telles initiatives. "Nous voulons, par les arts et la culture, continuer à créer des communautés vivantes, dynamiques, intéressantes à la fois pour la population de ces régions, mais pour les jeunes en particulier et les créateurs que nous voulons garder chez nous", a-t-elle déclaré. Ces projets-pilotes sont le fait d’un partenariat entre le Conseil provincial des sociétés culturelles, l’Association acadienne des artistes professionnels du N.-B. et l’Association francophone des municipalités du N.-B. beatrice.seymour@acadienouvelle.com
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