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La Péninsule acadienne veut rapatrier des travailleurs
Mise à jour le jeudi 08 mai 2008
Par: Pître, Jean-Mari
TRACADIE-SHEILA - Ils ont été nombreux à passer, mais le seront-ils autant à revenir et même y rester? À la lumière des premiers résultats de la cinquième édition de cette initiative qui a pour but de rapatrier des jeunes dans la Péninsule acadienne, il semble bien que les résultats seront au rendez-vous encore cette année et que les mentalités changent en ce qui a trait au fait de revenir dans la région.Sur 22 participants l’an dernier, 14 sont revenus et sont restés. Cette année, 24 candidats au grand retour ont participé à Je reviens! J’y reste! et, selon la coordonnatrice de l’événement, Diane Carey, les premiers signes sont très encourageants. "Déjà là, on peut voir qu’il y a quatre ou cinq jeunes qui ont potentiellement des emplois deux jours après l’événement. J’imagine dans un mois, ça risque d’être autant florissant. On a déjà des résultats aujourd’hui!", a lancé avec satisfaction Mme Carey, qui est également agente de développement jeunesse chez Entreprise Péninsule, dont les bureaux sont situés à Tracadie-Sheila.Les organisateurs s’occupent maintenant à faire le bilan de l’événement. Une fois la fin de semaine terminée, le travail de jumelage employeur-employé continue, car de nombreux entrepreneurs qui n’ont pas pu faire acte de présence font des appels pour recruter des travailleurs. Il en va de même pour certains jeunes qui appellent pour être jumelés à d’autres employeurs potentiels. Selon Mme Carey, l’édition de 2008 a été l’une des meilleures au chapitre de la logistique et de la participation. Elle remarque également que l’initiative connaît de plus en plus de crédibilité et de notoriété. "Peut-être que ça commence à être reconnu. On entend de plus en plus parler de cette activité-là. On remarque aussi que, pour le recrutement, on a moins besoin de faire d’efforts parce qu’il y a de plus en plus de jeunes qui nous appellent, parce qu’ils sont intéressés à revenir." La responsable de l’activité Je reviens! J’y reste! parle même d’une nouvelle tendance qui se développe dans la région péninsulaire. Le goût de revenir pour les jeunes expatriés serait de plus en plus présent et le tabou selon lequel ce n’est pas bien de revenir dans la Péninsule acadienne commence à se briser. Ce serait même rendu in que d’effectuer le grand retour. "Oui! On trouve que ça commence plus à être in que ça l’était en 2004, quand on a commencé. Je pense que les gens reviennent et qu’on montre la preuve que oui, c’est possible. Plus on en parle et plus il y a cet élan positif là. Ça commence à être in", conclut Diane Carey.
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