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Des conditions idéales pour le début de la pêche au homard
Mise à jour le mardi 06 mai 2008
Par: Fradette, Réal
CARAQUET - Rarement a-t-on vu un aussi beau début de saison de la pêche au homard dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.Il a fait un temps tout à fait splendide, dimanche et hier. Les quelque 700 pêcheurs côtiers ont pu prendre d’assaut la zone 23 sous un soleil radieux et avec une mer d’huile. Des conditions idéales, en fait. Et les premières captures? Sans être extraordinaires, elles sont bonnes, ont-ils dit, peu importe l’endroit où ils amarraient leurs bateaux, de Petit-Rocher à Pointe-Escuminac. Ça variait de 200 à 500 livres, avec quelques exceptions à 700 livres. Et surtout du gros, semble-t-il. Une journée ne fait pas une saison, certes, mais l’humeur était généralement bonne sur les quais, même si la pêche a commencé une semaine plus tard qu’en 2007.Seul nuage à l’horizon, le prix à la livre demeure toujours inconnu. Et la crainte de le voir chuter, comme c’est actuellement le cas au Cap-Breton (à 5 $ en moyenne, soit 2 $ de moins qu’en 2007), fait frémir même les plus expérimentés de la mer. Louis-Marie Gionet était nerveux, hier matin. À bord de L’Écumeuse, le pêcheur côtier de Caraquet avait peur des glaces, encore présentes au large. Il a été chanceux, car elles n’ont pas endommagé ses lignes de casiers, ni celles de ses collègues. Il a pu rapporter près de 400 livres de homard, une quantité satisfaisante en cette première journée. "Pour le prix, nous n’en avons pas entendu parler. Nous ne le souhaitons pas, mais c’est une possibilité qu’il baisse. Si nous pouvions au moins avoir le prix de l’an dernier, nous pourrions tirer notre épingle du jeu", a-t-il mentionné. L’an dernier, le petit homard se vendait aux alentours de 5,45 $, alors que le gros se marchandait à 5,85 $. Un prix qui est important, car la hausse du carburant va l’obliger à dépenser de 300 à 400$ de plus par semaine, uniquement pour remplir le réservoir de son navire. Moins de revenus et plus de dépenses ne font jamais bon ménage, spécialement dans l’industrie de la pêche. "Je pourrais dire à la blague que nous allons prendre une bière de moins, mais c’est beaucoup plus sérieux que ça. Ça prendrait 6 $ pour le petit et 7 $ pour le gros pour arriver. Pour ceux qui pêchent à trois hommes, il va peut-être y avoir des décisions difficiles à prendre", estime ce pêcheur de 45 ans d’expérience, dont 20 ans pour le homard. Emmanuel Moyen, de l’Union des pêcheurs des Maritimes, se réjouit de voir que la première journée a été bonne pour ses membres. Il souhaite que cette tendance se poursuive à travers la zone 23. Mais quant au prix, il demeure extrêmement prudent quand on lui pose la question. "Ce que nous entendons, c’est que les réserves sont vides. Il y a aussi l’effet du dollar canadien, égal au dollar américain. Mais avant la fête des Mères, toute supposition sur un prix est purement hypothétique", explique-t-il.
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