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Trafic d'armes: des citoyens en ont contre la GRC
Mise à jour le vendredi 16 mai 2008
Par: LA PRESSE CANADIENNE
ST. STEPHEN - Les policiers ont finalement arrêté 33 personnes relativement à la saisie d'armes, de drogue et de pornographie juvénile, mais les résidants de St. Stephen en demandent davantage.Pendant que la police affirme que cette vague d'arrestations est un dur coup pour le crime organisé, les résidants se demandent pourquoi les suspects ont été relâchés. Ils craignent aussi pour la sécurité de leurs enfants. "Ils (les policiers) ne nous disent rien. Tout ce qu'ils font, c'est de mettre en danger notre communauté", a dit Deneca Calhoun.Mme Calhoun faisait partie d'un groupe de citoyens - plus nombreux que les policiers et les journalistes - qui est intervenu lors d'une conférence de presse de la GRC, hier, au lendemain des arrestations. "Nous ne savons pas qui a été arrêté. Ils (les policiers) n'ont divulgué aucun nom, a ajouté Mme Calhoun. Nous ne savons pas s'ils (les suspects) sont dans la région. Nous ne savons pas si nos enfants courent un danger." L'enquête, appelée Jerrican, a débuté en septembre 2007 afin de démembrer un réseau d'importation illégale d'armes à feu entre le Maine et le Nouveau-Brunswick. Avec le temps, d'autres corps policiers de la province et des États limitrophes, ainsi que la police des drogues, se sont joints à l'enquête en cours. La police a indiqué que la contrebande d'armes américaines au pays permet de financer d'autres types d'activités criminelles. Mardi, la GRC a effectué des perquisitions dans 12 résidences du sud de la province - sept à St. Stephens, deux à Mayfield, deux à Saint-Jean et une à Mohannes. Un total de six armes ont été saisies, mercredi, la majorité avait déjà été vendue par le réseau de trafiquants. Un engin explosif ainsi que des petites quantités de drogue et d'argent ont aussi été saisis. La GRC estime que le groupe avait déjà vendu 99 % de ses armes obtenues illégalement avant les perquisitions. Le sergent Mitch McMillan, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), a affirmé que les autorités doivent compléter leur enquête avant de porter des accusations. Un commentaire qui a mis le feu aux poudres dans le camp des citoyens. "Si vous n'avez aucun suspect en cellule, ne venez pas dans notre municipalité pour vous pavaner devant la presse, a lancé Mindy Baxter. Tout ce que vous faites, c'est de mettre tous les autres citoyens en danger." Les policiers ont tenté de limiter la grogne en expliquant qu'ils devaient obtenir le maximum de preuves afin de pouvoir conduire les suspects devant les tribunaux. "Il y a des règles à suivre, et n'oubliez pas... si la GRC enfreint une de ces règles, n'importe quel suspect peut être blanchi. Et ce n'est certainement pas ce que nous allons laisser se produire", a dit le sergent Derek Strong.
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