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Abdou Diouf: l’Acadie ’tire la Francophonie vers le haut’
Mise à jour le jeudi 15 mai 2008
CARAQUET - Le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, aime l’Acadie. Ça se voit dans ses gestes. Ça s’entend dans ses paroles. Et c’est pour lui rendre hommage qu’il a confirmé sa présence au Congrès mondial acadien de 2009, dans la Péninsule acadienne.M. Diouf est arrivé à Caraquet hier soir, accompagné du ministre responsable de la Francophonie, Hédard Albert. L’invité de marque prendra part, ce matin, aux cérémonies d’ouverture de la 6e Conférence des organisations internationales non gouvernementales et des organismes de la société civile. En entrevue avec L’Acadie NOUVELLE, l’ancien chef d’État du Sénégal n’a fait que des éloges à cette Acadie qui le fascine depuis de nombreuses années. Et si Dieu lui prête vie, il reviendra avec le plus grand des plaisirs dans un an."J’en avais formé le voeu secret. Quand le premier ministre Shawn Graham me l’a demandé, j’ai donné mon accord. C’est ma façon de rendre hommage à l’Acadie, à une force vive et brillante qui tire la Francophonie vers le haut. Je veux ainsi lui rendre hommage et je veux aussi m’en inspirer", a expliqué M. Diouf, quelques minutes avant de rencontrer le premier ministre Shawn Graham. Sa vision de l’Acadie est très positive. Il indique qu’elle symbolise "de façon remarquable" ce qu’est la Francophonie dans sa défense, dans sa promotion et dans sa diversité. Historiquement, a-t-il également remarqué, l’Acadie a représenté une forme de résistance qui a permis à la langue française de demeurer très vivante. M. Diouf en est à son quatrième contact direct avec l’Acadie. D’abord en 1997, au premier Sommet de la Francophonie à Québec, puis deux ans plus tard, au Sommet de Moncton. Il y est revenu en 2002 pour une tournée des différentes régions, en tant que secrétaire général de l’OIF. Il s’est dit très impressionné depuis longtemps par la conviction des Acadiens à travers leur histoire. "Quand je parle de la Francophonie, je dis toujours qu’il ne suffit pas de la défendre comme un écrivain fait tranquillement sa prose. Il faut aussi être militant francophone et je trouve que les Acadiens en sont l’exemple, par leur force de conviction, par leur ardeur et par leur sens du vrai combat", a-t-il noté, tout en signalant que l’Acadie apporte beaucoup à l’OIF. Parmi ses plus vibrants souvenirs, il raconte sa rencontre avec l’écrivaine Antonine Maillet, en 1997, à Québec. Puis, son séjour à Moncton en 1999, où il a pu constater la santé de la jeunesse acadienne. "Le Sommet de Moncton avait choisi un thème extraordinaire, se rappelle M. Diouf. Ça prouve que l’Acadie a le sens de l’avenir et de la vision. Vous préparez demain et c’est ça, la Francophonie. Ce n’est pas le passé, ni la nostalgie, ni la ringardise. C’est la modernité et l’Acadie est en plein là-dedans." real.fradette@acadienouvelle.com
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