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Une attaque contre la classe pauvre
Mise à jour le mardi 13 mai 2008
Monsieur le premier ministre, nous considérons aberrante la hausse fulgurante des tarifs d'électricité. La hausse de 3 % que vous avez consentie aux assistés sociaux est absorbée en entier par la hausse de l'électricité. Au fond, c'est comme si le gouvernement avait accordé un transfert de fonds à Énergie NB.De plus en plus de gens vivent la privation au point de vue de l'alimentation et du chauffage, ce qui se répercute par une augmentation de maux physiques et une souffrance morale. Après avoir payé l'électricité, qui peut s'élever facilement à 300 $ par mois l'hiver, il reste très peu pour se nourrir. La carte médicale dont dispose les assistés sociaux ne leur permet tout de même pas d'acheter de la nourriture!Vous n'êtes pas sans savoir que les personnes vivant seules sont encore plus touchées que les autres puisque souvent, les prestations spéciales et les boîtes de nourriture sont réservées aux parents ayant de jeunes enfants. Nous sommes troublés par cette situation qui ouvre la voie aux décès tragiques, tels que celui de M. Durelle de Baie-Sainte-Anne, ainsi qu'au suicide. Nous constatons que dans le langage des gens, la référence à la mort est très présente, comme si elle était devenue la seule issue à leurs problèmes. Certains pauvres voient dans les faibles allocations en aide au revenu une volonté expresse de la part du gouvernement à vouloir les décimer. En effet, à la plupart des portes où ils vont frapper, ils se font dire qu'on ne peut rien faire pour les aider. Veuillez nous dire ce que vous êtes prêt à faire, en tant que gouvernement, pour remédier à cette situation critique. CLAUDE SNOW Comité des 12 Caraquet
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