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Agnès Doiron défait Jean Lanteigne à Bas-Caraquet
Mise à jour le mardi 13 mai 2008
Par: Fradette, Réal
BAS-CARAQUET - Exactement 34 ans après Bibi, Agnès Doiron a accédé à la chaise de mairesse du village de Bas-Caraquet, hier soir.Bibi, c'est Béatrice Doiron. Elle est devenue, le 12 mai 1974, la première femme francophone à diriger les destinées d'une municipalité au Nouveau-Brunswick. Agnès, c'est sa fille. Et elle a réussi un fait d'armes pour le moins particulier, soit celui de battre Jean Lanteigne, un des ténors de la politique municipale francophone du Nouveau-Brunswick. Étant donné les problèmes d'Élections N.-B. à dévoiler les résultats dans la région, il aura fallu attendre plus de deux heures après la fermeture des bureaux de scrutin pour confirmer une tendance qui s'annonçait déjà par les propos des citoyens du village depuis quelques jours. En prenant le temps de remercier son équipe et ceux qui l'ont appuyé, Mme Doiron a expliqué sa victoire par plusieurs facteurs. Elle a visité toutes les maisons du village et elle a été souvent sur la sellette en étant présidente de SOS Hôpital. Et, aussi, grâce un peu aux gènes politiques de sa mère, confie-t-elle."J'étais sérieuse quand j'ai dit que je voulais être mairesse. Je veux travailler avec et pour les gens de Bas-Caraquet", a-t-elle lancé. La date est aussi symbolique, ajoute-t-elle. Et Agnès est très consciente qu'elle aura de gros souliers à chausser pour les quatre prochaines années. Bibi a multiplié les poignées de main et les félicitations durant la petite fête à la marina de Bas-Caraquet. Elle s'est dite soulagée de voir que la relève familiale est assurée en politique municipale. "J'étais certaine qu'Agnès allait l'emporter, même si une élection est toujours une boîte à surprises. Les gens nous appelaient pour nous dire qu'ils allaient voter pour elle. Je suis très heureuse. C'est très beau de voir ma fille suivre mes traces", a mentionné cette dame encore très solide pour ses 81 ans. À Caraquet À Caraquet, Antoine Landry a obtenu un troisième mandat à la tête de la Ville. Non sans peine, puisque son adversaire, Odile Mallet, a réussi à obtenir quand même tout près de 900 voix. "Ce ne fut pas facile et nous avons eu une belle campagne. Nous allons continuer ce que nous avons commencé au niveau du développement économique et touristique. Mais l'hôpital va toujours rester un dossier primordial à Caraquet", a déclaré celui qui a tenu à remercier la population de lui fournir encore une solide équipe de conseillers. M. Landry soutient aussi qu'il y a des leçons à tirer dans cette victoire. La grogne entourant l'hôpital local n'a pas encore été oubliée, a-t-il pu constater. "Je craignais un peu l'effet du dossier de l'hôpital. Mais les gens ont compris que ce n'est pas la Ville qui l'a fermé, mais le gouvernement", a-t-il signalé. Du côté de Bertrand, l'ancien enseignant et directeur Yvon Godin a gagné par un maigre 10 voix sur Hugues Thériault. Le maire sortant, Gildard Chiasson, a terminé en troisième place, loin derrière, alors qu'Étienne Thériault a fermé la marche. À Maisonnette, Lucio Gordisco, un tailleur d'origine italienne, a eu le dessus dans la course à la mairie sur Sam Godin.
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