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Prix de l’essence: les campeurs ne sacrifieront pas leurs vacances
Mise à jour le lundi 12 mai 2008
Par: Seymour, Béatrice
PETIT-ROCHER - Même si le prix du baril du pétrole atteint régulièrement de nouveaux sommets, la plupart des amateurs de camping ne sont pas prêts à sacrifier leurs vacances à cause du coût de l’essence.Le prix de l’essence qui ne cesse de grimper est sur toutes les lèvres depuis plusieurs mois. Les consommateurs sont de plus en plus grognons lorsqu’ils arrivent à la pompe. Et leur colère redouble à mesure que les grosses compagnies pétrolières annoncent des profits records.Toutefois, la plupart des gens conservent leur plan de vacances. Josée, de Petit-Rocher, peste contre la flambée des prix, mais comme chaque année, elle va se rendre à Shédiac pour faire du camping. "Je n’aime pas ça, mais je n’annulerai pas les vacances des enfants. Non, j’y vais quand même", lance-t-elle. Roger Mazerolle, le président de l’événement Rendez-vous Caravane N.-B., qui aura lieu du 1 au 4 août à Beresford, a déjà plus de réservations que l’an passé, à la même période. "Nous avons plus de gens d’enregistrés présentement qu’à ce temps-ci l’an dernier. Nous avons des gens de la province, du Québec, de la Floride, de Long Island (dans l’État de New York) et un couple nous a appelés dernièrement de la Caroline du Nord (dans le sud des États-Unis). Tu ne vas pas laisser faire tes vacances parce que tu vas payer plus cher pour ton essence. Nos vacances sont très importantes et l’été ne vient qu’une fois par année", dit-il. Selon Réal Robichaud, directeur général de l’Association de l’industrie touristique du N.-B., un récent sondage a révélé que la majorité des campeurs ne considéraient pas le prix de l’essence dans leur planification de voyages. "Je m’en vais faire du camping au Québec et je ne bouge pas de là. Mes enfants vivent là-bas. Mais c’est dégoûtant qu’on paye autant pour l’essence. Ils nous évoquent toutes sortes de raisons pour justifier les augmentations, mais je n’y crois pas. Et c’est sûr que les gouvernements ne vont pas s’en mêler puisque ça va aussi dans leurs poches", a fustigé un résidant de Maisonnette rencontré dans une station-service à Bathurst. Il est pour l’instant difficile de prédire l’impact réel que les coûts du carburant auront sur l’industrie touristique au N.-B. "Ce que nous avons vu dans le passé avec le prix de l’essence, ce sont des gens qui faisaient des voyages un peu plus courts. Et d’après les données de l’année dernière, les gens restent en place un peu plus longtemps. Et là, je vous parle des campeurs", signale Réal Robichaud. "Oui, c’est vrai que les coûts sont dans la tête des gens, mais nous nous posons la question à savoir s’ils vont annuler des vacances familiales ou autres déplacements pour 60, 100 $ de plus d’essence. Je ne pense pas", conclut-il.
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