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Une course imprévisible à la mairie d'Edmundston
Mise à jour le samedi 10 mai 2008
Par: Duval, Gilles
EDMUNDSTON - La lutte promet d'être intéressante jusqu'à la toute fin, lundi soir, à Edmundston.Sept candidats à la mairie, c'est un record à Edmundston. Et rarement, de toute façon, a-t-on vu autant de personnes tenter leurs chances à ce poste, peu importe la localité, fait remarquer le politologue Georges Cyr. Le maire sortant, Gérald Allain, a beaucoup de compagnie sur le bulletin de vote. Deux anciens maires, J. Pius Bard et Jacques Martin, ainsi que Charles Fournier, Anne Soucie et Georges Spiliotis tentent de lui ravir son siège. Et ce nombre imposant de candidats aura pour effet de diviser l'électorat, ce qui fait en sorte qu'un nombre inférieur de votes est requis pour l'emporter."On peut s'attendre à avoir un maire "minoritaire". Lors de luttes à trois par le passé, il a été élu avec un peu plus de 30 % du suffrage. Mais cette fois-ci, rien n'empêche une surprise. Si le vote est très divisé, un candidat négligé au départ peut récolter 20 % des votes et se faufiler", a analysé Georges Cyr. Pour se faire réélire, le maire sortant, Gérald Allain, mise sur les réalisations du conseil municipal durant son premier mandat. Il souhaite être reporté à cette fonction pour continuer le travail amorcé et compléter différents projets, comme celui du futur centre multifonctionnel ou encore du nouveau poste de police. Au cours des derniers jours, certains de ses opposants ont aussi fait de ces deux projets leur priorité. C'est notamment le cas de Charles Fournier, conseiller municipal actuel qui aspire au poste de maire. Il parle toutefois de réaliser une infrastructure sportive selon les moyens de la localité. Quant à l'ancien maire, Jacques Martin, il tente un retour à ce poste, après sa défaite il y a quatre ans. Il entend faire place à la communauté dans le processus municipal. Il préconise qu'Edmundston développe son leadership sur la scène régionale par l'entremise de partenariats ainsi qu'un partage d'équipements et services avec ses voisins. La candidate Anne Soucie, avance que ces trois opposants, qui ont été les plus vus durant la campagne, n'ont pas réussi à démontrer qu'ils allaient faire un véritable changement à l'hôtel de ville. Elle parle d'assumer une gestion saine et transparente. Le vétéran de la scène politique municipale, et ex-maire, J. Pius Bard, a été très peu visible durant cette campagne. Le candidat de 87 ans est aussi absent du paysage des enseignes électorales contrairement à ses opposants. Ayant pourtant la parole facile et ne mâchant pas ses mots, il n'a pas participé au débat entre les candidats à la mairie, il y a deux semaines. "Mais c'est un personnage qui possède son fan-club. Il y a des gens, dans son groupe d'âge, qui vont toujours voter pour lui", a ajouté M. Cyr. Policier à la retraite, Reno Charette n'a pas non plus pris part au débat. Mais il a été vu dans plusieurs activités publiques durant la campagne. Malgré une barrière linguistique, l'homme d'affaires, Georges Spiliotis, espère aussi accéder à la mairie. Lors du débat des candidats, il a sévèrement critiqué l'inaction de l'administration municipale dans certains dossiers économiques ou communautaires qu'il tentait de développer. En bref... Vingt-six candidats tenteront d'obtenir l'un des deux postes de conseillers disponibles dans chacun des quatre quartiers municipaux dans la Ville d'Edmundston... Selon le politologue Georges Cyr, un nouveau phénomène se dessine à Edmundston, soit l'apparition de plusieurs "baby-boomers" comme candidats. "Ces gens-là sont dans la cinquantaine, à la retraite ou sur le point de la prendre, et se cherche de nouvelles occupations."
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